La réponse donnée par le porte-parole du gouvernement guinéen de la transition à l’ultimatum de la CEDEAO continue de prêter à débat dans la sphère politique. Ce mercredi, 27 avril 2022, c’est au tour du leader du parti Réveille-Toi-Guinée (RTG), de dénoncer les propos d’Ousmane Gaoual Diallo. Des propos selon lesquels, le gouvernement ne transmettra aucun chronogramme à la CEDEAO alors qu’un Ultimatum a été donné à la Guinée dans ce sens.
Interrogé par notre rédaction, Aboubacar Mansaré a invité le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire à revoir sa copie. Pour lui, le gouvernement doit capituler face aux menaces de sanctions de l’Organisation sous régionale.
« Ousmane Gaoual Diallo doit revoir sa copie! On est obligés de présenter un chronogramme. C’est vrai que la Junte a pris le pays dans une situation où, presque tous les guinéens étaient épuisés. Mais dire qu’on ne doit pas présenter un chronogramme à la CEDEAO, je ne suis pas d’accord. La Guinée a besoin d’un chronogramme. La junte doit se fixer des objectifs dans le temps. Un objectif qui n’est pas fixé dans le temps, c’est un objectif qui est difficile à réaliser. Monsieur Ousmane Gaoual Diallo doit revoir sa copie par rapport à cela. Encore une fois de plus, faisons un dialogue sincère », a-t-il lancé, avant de se prononcer sur la durée de la transition.
« La question a été discutée, nous proposons trois ans. Mais ces 3 ans doivent être discutés d’une façon consensuelle avec toutes les forces vives de la nation. Nous sommes des Guinéens, nous pouvons nous entendre sur notre vie, la Junte n’est pas notre ennemie. La classe politique et la population, évitons s’il y a problème, qu’on fasse appel à la CEDEAO ou les Nations Unies, c’est pas normal. Même si c’est cinq ans on peut discuter de façon sincère », a-t-il dit.
Aboubacar Mansaré qui appelle à un dialogue franc, pense que le CNRD à intérêt de s’entendre avec la classe politique. C’est pourquoi, il souhaite que ce dialogue soit purement politique.
« Nous voulons un dialogue purement inclusif, sincère et politique. La situation guinéenne, les problèmes que nous avons sont politiques. Si nous voulons qu’ils soient résolus, il faudrait qu’on discute en politique mais de façon sincère et inclusive. Moi je milite en faveur d’une Guinée réconciliée où, tous les guinéens doivent se parler de façon sincère. Il faut qu’on arrête de souffrir ! Nous avons un problème politique, acceptons cette fois-ci, de le résoudre ».
Bah Mohamed