L’audit est un acte de gestion normal. Il faut qu’on n’arrête dans ce pays de penser que c’est forcément dirigé contre une personne. Il s’agit de procéder à des vérifications des exercices précédents pour corriger ce qui n’a pas marché, pour adopter les bonnes pratiques de gestion. Rien de plus normal.
Les autres pays ont des caisses qui investissent dans des entreprises, prennent correctement en charge les assurés sociaux.
En Guinée, sommes-nous condamnés à avoir une caisse qui paie difficilement ses pensionnés? Non.
Sommes-nous condamnés à ne pas bien traiter les malades? Non.
Sommes-nous enfin condamnés à ne pas payer les prestations familiales auxquelles tous les enfants de moins de 18 ans assurés par le biais de leurs parents ont droit? Non.
La nouvelle Direction à la CNSS est engagée dans un vaste chantier de réformes: lutter farouchement contre les fraudes aux cotisations, respecter les échéances de versements des Prestations sociales.
Le dernier exemple en date est le paiement anticipé des pensions de retraite avant le mois de Ramadan. L’objectif poursuivi avec le plan de modernisation de la CNSS est de rehausser à terme le niveau intensément bas voire insignifiant des prestations sociales.
Pour ce faire, le cabinet PricewaterhouseCoopers a été retenu à l’issue d’un processus ouvert de passation des marchés publics pour un travail qui devra durer 3 semaines.
Le dernier audit de la CNSS remonte au temps d’Abdoul Karim SYLLA, à la fin des années 90 et cela à la demande de la Banque Mondiale.
Après près de deux décennies, les bonnes pratiques pour une gouvernance vertueuse, conformément à la vision du Président de la transition prennent forme à la CNSS, sous la houlette de son Directeur Général, Bakary Sylla.
Le Maréchal.