Pour un retour à l’ordre constitutionnel en Guinée, le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) d’Aliou Bah a présenté ce samedi 26 février à son siège, à Nongo, dans la commune de Ratoma au cours d’une conférence de presse un document de réflexion portant sur le processus électoral. Subdivisé en 5 chapitres dont entre autres: l’organisation des élections par le MATD, l’organe des gestions des élections ou encore du fichier électoral. L’objectif de la conception de ce document est de permettre à tous les acteurs impliqués dans le processus de la transition afin de faciliter leurs prises de décision.
Parlant du deuxième point de ce document qui porte sur une éventuelle organisation des élections par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le MoDeL a dressé tout un tableau prouvant que ce département n’a aucune compétence à l’heure actuelle de sa composition d’organiser une élection libre et transparente dans le pays.
“Dans notre pays, la dernière élection organisée par le ministère en charge de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation remonte des élections communales de 2005 soit depuis 17 ans révolus, ce qui semble dire que le département ne dispose pratiquement plus de personnel professionnel et qualifié pour l’organisation des élections crédible et transparentes tant au niveau central que déconcentré”, A lancé Ousmane Kaba, responsable des questions électorales avant de démontrer et justifier les arguments du parti.
“Manque de personnel disposant d’une qualification requise dans le cadre des formations en matière électorale notamment BRIDGE, LEAD et GAR. Manque au niveau des autorités administratives déconcentrées (gouvernement, préfet et sous-préfets) de compétences professionnelles requises dans le domaine électoral. Manque de neutralité et d’impartialité de l’administration publique, existence d’un OGE parallèle créée et entretenue par le MATD lors des précédentes élections qui produisait tous les documents sensibles (procès-verbaux, bulletins de vote et enveloppes sécurisés) sans en avoir reçu les spécifications techniques de l’OGE, habilitée à le faire. Production supplémentaire des matériels électoraux sensibles par l’administration dans le but de modifier les résultats des bureaux de vote avant la centralisation. Le refus de l’administration de parachever le processus d’installation des conseils de districts et de quartiers entièrement gagnés par l’opposition lors des élections communales de 2018. Il en est de même pour le conseil régional et le conseil de ville de Conakry dont l’installation devrait être assurée par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation”, a-t-il fait remarquer.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
