Dans un décret publié lundi 6 décembre 2021, le Président Colonel Mamadi Doumbouya a décidé de transférer à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) les compétences de la Haute Cour de Justice. Selon Moussa Samoura, juriste de profession, les délinquants financiers peuvent être désormais jugés devant cette juridiction compétente en cas de malversation financière constatée.
A en croire cet homme de droit, cette décision des nouvelles autorités prouve à suffisance leur volonté de garantir la bonne gestion de la chose publique.
“La mise en place de cette institution ne peut démontrer que la volonté des autorités en place et de moraliser la vie publique mais aussi donner des exemples en réprimant s’il y’en a bien entendu les malversations financières que l’État a promues dans le passé.
L’ordonnance est claire, elle dit que la CRIEF a les compétences de connaître les faits non seulement antérieurs à sa mise en place comme postérieurs à sa mise en place. Ce qui veut dire que n’importe quel fait relatif à sa compétence, on le soumettra, et elle est habilitée à juger ces faits là”, précise cet homme de droit.
Pour moraliser la gestion publique et traduire en justice les délinquants financiers et économiques du pays, M. Samoura fait des recommandations au Comité national du Rassemblement pour le Développement (CNRD)
“Que cette institution soit véritablement indépendante, transparente, neutre. Que personne ne soit ciblée pour quelles que raisons personnelles que ça soit. Que les choses soient très transparentes. Qu’il se mette au dessus de la mêlée, comme il l’a toujours fait d’ailleurs depuis le début de la transition”, conseille Moussa Samoura.
Pour une gestion de transparence, ce juriste et enseignant chercheur souhaite que la tenue de ces séances se fassent en public comme tout autre audience afin de mettre fin à la malversation financière en Guinée.
Moussa Rama, pour Lerévélateur 224.com