Représentation au conseil national de transition, les organisations de la presse ont du mal à designer leurs deux représentants. Lors d’une concertation ce vendredi 12 novembre à Conakry, cette corporation n’a pas pu trouver pour cette énième fois de consensus. Ils se sont séparés à queue de poisson et de reporter ladite concertation à une date ultérieure ce, après des heures de discussions houleuses.
Le syndicat des professionnels de la presse de guinée (SPPG) ne compte pas lâcher du lest. Son secrétaire général dans sa colère contre ce qu’il qualifie de mauvaise foi de certains patrons de presse a fait des révélations graves sur le comportement de ces derniers quand le doyen Souleymane Diallo PDG de Lynx FM avait eu des démêlées avec la justice. Sékou Jamal Pendessa révèle que certains patrons avaient tout simplement refusé de signer des lettres d’informations pour des manifestations afin d’obtenir la libération de cette icône de la presse guinéenne.
“Toutes les fois que la liberté de la presse était en danger dans ce pays, c’est le syndicat de la presse qui s’est levé. Il y a des secrets qu’ils veulent qu’on se lève , il ne faudrait pas nous pousser à dire ce qu’on ne devait pas dire”, lance-t-il et d’ajouter:
“Il y a des patrons qui ont refusé de signer des lettres d’information pour des manifestations des journalistes emprisonnés. Ils ont dit NON ! On ne prendra pas cette responsabilité et aucune autre organisation de presse n’avait signé si ce n’est que le syndicat. Le cas du doyen Souleymane Diallo, bien qu’il soit patron de presse, c’est le syndicat qui l’a défendu, puisqu’il était question de défendre la liberté de la presse. Donc, des gens qui ne représentent rien sauf créer des associations juste pour bénéficier des privilèges ne peuvent pas aller (au CNT ndlr) parler au nom des employés”, a révélé Sékou Jamal Pendessa.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com