Le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée a vigoureusement condamné ce jeudi 4 Novembre 2021 l’agression par certains militants surexcités faite contre le journaliste Mohamed Camara du site d’information « Liberationinfos.com » au siège du RPG Arc-en-ciel, mercredi passé lors d’une conférence de presse organisée par l’ancien parti au pouvoir.
C’est au cours d’un point de presse organisé ce jeudi à Conakry que le bureau exécutif du syndicat de la presse l’a fait savoir à travers son secrétaire général.
Devant les médias présents, Sékou Jamal Pendessa a aussi indiqué que le SPPG apporte tout son soutien au journaliste et l’accompagne dans sa procédure judiciaire intentée par ce dernier contre les responsables du parti RPG.
“le syndicat a eu une réunion virtuelle dans la matinée et nous avons décidé de condamner fermement cet acte qui n’est pas une première au siège du RPG Arc-en-ciel, et apporter notre soutien à notre confrère (Mohamed Camara), notamment dans son action judiciaire. Je vous informe d’ailleurs qu’il a décidé de porter plainte, il est déjà en contact avec son avocat et certainement dès demain la plainte sera déposée, le syndicat sera là pour accompagner toute la procédure”, a ainsi réagi Sékou Jamal Pendessa avant d’appeler les autres confrères à la solidarité:
“Si l’agression vient de l’organisateur, de boycotter l’activité en quittant tous les lieux. Cela a manqué hier et il faut qu’on soit sincères entre nous, je pense que désormais il ne faudrait pas l’accepter. Nous avons également décidé de rappeler au RPG Arc-en-ciel que le rôle des partis politiques ne se limite pas à conquérir ou a reconquérir le pouvoir comme ils(responsables du partis ndlr) l’ont dit hier, mais il est de leur devoir aussi d’assurer l’éducation civique de leurs militants. On s’est rendu compte que beaucoup de ces militants manquent cet aspect. Il revient donc aux responsables du parti d’assurer cette éducation civique s’ils ne peuvent pas, de Continuer à observer un congé politique” a-t-il conseillé.
A Rappeler qu’ils sont nombreux ces journalistes qui ont été agressés physiquement au siège de cette formation politique, on peut citer entre autres Ibrahima Sory Diallo de (Guinéematin.com) à l’époque en 2019,Thierno Amadou M’bonet Camara de (Guinee114), Mohamed Ali Kondé (l »espace TV ) à l’époque avec son cadreur, Abdoul Malick Diallo ( Populaire et Aminata.com). Pour le secrétaire général du SPPG trop c’est trop, il faudra que ces agressions cessent.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com