Le Maouloud qui correspond à la naissance du prophète est célébré chaque année par les fidèles musulmans.
A l’occasion de cette célébration qui se tient dans la nuit de ce dimanche à lundi 18 octobre 2021, notre rédaction a rencontré ce samedi l’imam Ratib de la mosquée Bilal de Nongo, dans la commune de Ratoma.
Elhadj Mansour Fadiga, par ailleurs président de l’union des oulémas de Guinée est revenu dans cet entretien accordé à notre rédaction sur le sens du Maouloud.
« Le Maouloud est un mot qui a été déformé, en arabe ça veut dire naissance. Le mot a été retenu pour signaler l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (PLS) qui a eu lieu en 570, d’autres disent 571 de l’ère chrétienne. Le prophète normalement ne l’a pas fait comme nous nous le célébrons. Il n’a pas intimé aux gens de le faire. Ceux qui ne font pas le Maouloud disent que cela est une innovation. Et que les innovations sont interdites dans l’islam, mais les gens qui le font ont répliqué pour dire que les innovations sont de deux (2) catégories. Il y a les mauvaises qui sont interdites et les bonnes qui sont permises. C’est sur ça que les grands érudits qui ont autorisé la célébration du Maouloud s’appuient pour dire que fêter l’anniversaire du prophète Mohamed (PLS) fait partie des bonnes innovations qui ne peuvent pas être interdite », a fait savoir l’imam.
La fête de Maouloud est célébrée à la date du 12 de Rabia al Awal, troisième mois de l’année musulmane. Cet événement qui est aujourd’hui célébré par bon nombre de communautés musulmanes dans le monde. Pour cette célébration de la date anniversaire du Prophète, que doit faire le musulman ? La question a été posée à El hadj Mansour Fadiga.
« Le Maouloud est un anniversaire qu’on est en train de fêter, chaque nation le fête selon sa manière. Il n’y a pas un culte ou une action qu’on peut spécifier pour dire que c’est bien cela qu’il faut faire. Par exemple, vers l’Asie, eux, ce n’est pas la nuit qu’ils célèbrent cette fête, mais plutôt tout le mois(En faisant des défilés, des représentations artistiques, des grandes conférences et des concours) à chaque nation ou chaque groupement sa manière de le faire. Le Maouloud du Foutah est différent de celui de la Basse Côte. Le Maouloud en Haute Guinée est différent de chez les Sarakolé. Chaque communauté le fait selon la manière est bonne pour elle » a fait savoir El hadj Mansour Fadiga qui invite les musulmans à lire le Coran et à multiplier les invocations, tout au long de cette nuit.
«La meilleure façon de célébrer le Maouloud, c’est de lire le saint Coran, multiplier les prières, les bénédictions et de faire des conférences sur la vie et le comportement du prophète Mohamed (PLS)” a-t-il invité.
A noter que cet événement qui est aujourd’hui célébré par bon nombre de communautés musulmanes dans le monde, aussi bien sunnites que chiites ne fait pas partie des deux fêtes religieuses canoniques que sont les deux Aïds : le petit (l’Aïd el-Fitr) et le grand (l’Aïd al-Adha).
Moussa Rama ; pour lerevelateur224.com