C’est dans sa cellule de détention de la maison centrale de Conakry que le leader Etienne Soropogui a suivi le changement de régime qui est intervenu après le putsch militaire, le 05 septembre 2021.
Etienne Soropogui confie qu’au petit du dimanche du coup de force, il était dans sa cellule comme beaucoup d’autres prisonniers politiques ou d’opinion du régime, quand soudainement, il fut réveillé par les bruits d’armes automatiques.
«Avec la suite des événements, on a compris ce qui était en train de se passer. On a compris qu’on était entrain de faire face à une révolution inédite au niveau de notre pays qui a débouché au départ du Président Alpha Condé.
Nous avons été soulagés de la nouvelle, parce qu’encore une fois, c’est l’aboutissement de tout le travail que nous avons mené depuis un certain temps pour libérer notre pays. Et je crois que la junte est venue parachever ce travail qui a été mené pendant plusieurs années pour que nous puissions nous débarrasser de ce régime qui a trahi ses engagements, qui a trahi les fondamentaux de notre pays. Il était temps de mettre ce régime de coté pour que dans le cadre, nous imprimons à l’évolution de notre pays une direction nouvelle basée sur la morale, l’éthique, sur l’union autour de nos valeurs », raconte l’ancien commissaire à la CENI.
Malgré plusieurs mois de détention sans raison valable, le leader de nos ‘’Valeurs Communes’’ déclare qu’il est prêt à pardonner ses bourreaux dont le chef de l’État renversé du pouvoir.
« Il n’y a pas de haine en ce qui nous concerne vis-à-vis du Président Alpha Condé. Nous sommes prêts en tant qu’être humain à lui accorder notre pardon. Mais il ne s’agit pas de nous, il s’agit de tout ce qui a été fait à notre pays, à ses fils, à ses ressources. C’est important sur cette question-là, que les clarifications soient apportées pour que les guinéens comprennent que ces genre de comportement ne doit plus se faire en Guinée », a fait remarquer Etienne Soropogui.
Pour les crimes de sang et Économiques, Étienne Soropogui demande que justice soit faite.
Moussa Rama, pour lerevelateur224.com