Le Directeur Général du Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FODAC) a déploré ce lundi 21 juin 21 juin à l’occasion de la célébration de la 40ème édition de la fête internationale de la musique, la perte du rythmes du terroir par certains artistes. Malick Kébé, puisse que c’est de lui qu’il s’agit a déploré cet état de fait, tout en invitant les artistes qui sont en manque d’inspiration à se ressourcer.
«Moi je vois que cette musique perd de jour en jour sa valeur. Quand vous écoutez de la musique guinéenne aujourd’hui, vous avez tendance à écouter de la musique importée », regrette-t-il et de poursuivre :
« Rarement on entend les sonorités, les rythmes de chez nous. Ce sont des rythmes qui sont empruntés de partout. Je suis bien d’accord que nous puissions faire des rencontres, des créations qu’on essaie de voyager avec la musique. Mais en le faisant, il faudrait que nous acceptions de garder nos deux pieds enracinés dans la culture(…) mais aujourd’hui, si le socle même de notre musique a complètement perdu sa valeur, je pense que c’est difficile de s’identifier de la musique que nous faisons aujourd’hui. Je n’ai pas dit que tous ceux qui font de la musique guinéenne vont dans ce sens, mais quand nous prenons la majeure partie, nous nous rendons compte que nous avons de sérieux problèmes et que nous devons prendre nos responsabilités pour éviter à cette musique de disparaître », a fait remarquer cet acteur culturel.
Face à cette ouverture culturelle de ‘’trop », Malick Kébé conseille :
« Comme je le disais tantôt, il s’agit de se ressourcer, aller vers les musiciens du terroir pour mieux valoriser et mettre en avant notre culture. Nous avons ici des rythmes comme le Toumbousséssé, Manè, Doumdoumba mais malheureusement ces danses ou ces rythmes ne sont pas aujourd’hui mis en valeur. Je pense que c’est le lieu de faire des instructions dans ce sens pour que la musique guinéenne puisse reprendre la place d’an tant qu’elle occupait il y a de cela 40 ans », a souligné Malick Kébé.
A noter que cette 40ème édition de la fête internationale de la musique est célébrée en Guinée comme partout dans plusieurs pays du monde dans un contexte lié aux restrictions sanitaires dûes à la pandémie à Covid-19 dans le pays.
Malgré cette interdiction, le Directeur Général du Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FODAC) a annoncé la célébration d’une autre manière de cette fête dans le pays les prochains jours.
Moussa Rama