L’UFDG et ses responsables vivent une période de grande restriction de liberté : politique, de libre circulation…
Depuis la dernière présidentielle, ni Cellou ni sa femme encore moins les cadres du parti ne peuvent voyager librement.
Dans une interview accordée à votre quotidien d’information, l’ancien député l’honorable Ben Youssouf Keita est monté au créneau pour dénoncer les agissements du pouvoir contre son parti.
» D’abord, je déplore que la liberté de tout Guinéen soit menacée. Le premier droit de l’homme, c’est la liberté, liberté d’expression, de croyance, de mouvement et d’association. Une fois que cette liberté est restreinte, votre droit humain le plus absolu et le plus élémentaire est alors bafoué. Le cas spécifique des cadres de l’UFDG dont je suis membre, me désole et me choque. Pourquoi ? parce qu’aucun mandat officiel, aucun motif plausible n’est émis ou invoqué par le procureur général de la République. Aucun mandat n’est décerné à ceux qui ont souffert de cette incurie. Si évidemment la justice les reproche quoi que ce soit, sachant que nul n’est au dessus de la loi, l’UFDG et ses responsables ne se déroberont jamais d’une convocation en justice. il suffit purement et simplement de nous en notifier, mais agir de telle sorte pour humilier les concitoyens n’est pas digne d’une démocratie ni d’un État de droit respectueux des droits humains. Pour cette raison, je condamne fermement ce qui est arrivé à Monsieur Cellou Dalein Diallo, à son épouse Hadja Halimatou, à Fodé Oussou Fofana dans le cadre de l’UFDG et comme j’ai condamné ce qui était arrivé à Monsieur Sidya Touré et à l’ancien ministre Tall. Si pour eux ça pu être résolu, je suis sûr et certain que pour les autres de l’UFDG aussi ça sera résolu. Une fois de plus, cette situation de ni paix ni guerre, affecte dangereusement la cohésion sociale et plombe le développement de la nation. Tant qu’il n’y a pas de cohésion, tant qu’il n’y a pas d’entente, tant qu’il n’y a pas de liberté totale (expression, libre mouvement) pour tous les guinéens, et tous pris sur le même pied d’égalité (mouvance-opposition), notre pays sera vu d’un mauvais œil par la communauté internationale, et c’est la population qui enfin de compte souffrira et payera le lourd tribu de cette guéguerre politique.
Plus loin, le député estime que ces agissements doivent prendre fin.
« L’UFDG est un parti légaliste qui respecte les institutions. Si la justice décide de fermer les locaux du parti comme elle l’a fait, notre formation politique ne va pas aller par la force pour ouvrir ses locaux. L’UFDG se remettra à cette même justice quitte à elle de s’inscrire sur la liste des justices dignes du sacerdoce de la profession ou de rentrer dans l’histoire par la petite porte en servant de bras armé de l’exécutif, auquel il aura décidé de se soumettre mains et pieds liés. Si cette même justice empêche les responsables de l’UFDG de sortir, on ne va pas enfreindre cette décision ou passer par la force !Nous exigeons qu’on explicite le motif pour lequel on ne veut pas que les responsables de l’UFDG sortent. C’est tout ce que nous demandons. Les voies de recours que nous avons, c’est une fois encore la justice, nous n’avons pas d’autre choix quoi que nous nous posons des questions sérieuses sur son impartialité et son indépendance. Il ne faut pas être naïf, il y a la main politique derrière qui plonge gaiement dans la sauce judiciaire chez nous. Une fois de plus, je demande que ces agissements cessent, je demande qu’il y ait une justice vraie et transparente. Je demande que la démocratie et la loi soient respectées surtout par ceux qui sont fondés du pouvoir « , a interpellé Ben Youssouf Keita.
Aboubacar Moussa Camara.
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