Mes chers compatriotes
En avril 2018, le FNDC fut créé, regroupant en son sein, l’ensemble des partis politiques crédibles et une bonne partie de la société civile.
L’UFDG s’est battue au sein de cette entité de référence FNDC et à perdu nombreux de ses militants pour qui d’ailleurs, je demande 1mn de silence .
Le 22 mars 2020 Alpha Condé et ses suppôts ont organisé un coup de force, qu’ils ont appelé le double scrutin référendaire et législatif sur les ruines de la constitution de 2010.
L’UFDG a cru bon de prendre part à la présidentielle du 18 octobre 2020 avec l’espoir de rallier tous les guinéens et de barrer la route à Mr Alpha Condé. Effectivement, nous avons réussi le pari , l’ANAD qui a présenté Cellou Dalein a gagné l’élection au score de 53, 84 %, alors Alpha Condé a considéré cette victoire comme une humiliation infligée à sa personne.
Il fait fermer les bureaux et le siège de l’UFDG, il retire les titres de voyages à ses principaux opposants, notamment, M. Cellou Dalein Diallo et d’autres…, il fait arrêter les cadres de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC Cherif bah, OUSMANE Gaoual, Foniké Mengué, Étienne Soropogui, Abdoulaye bah, Cellou baldé, Ismaël condé, Souleymane condé, Madic sans frontières.
C’est tout de même regrettable…
Regrettable, pendant que nous devons nous positionner comme des apporteurs de solutions de mobilité, nous en sommes à réduire la mobilité des fils de ce pays à cause de leurs opinions politiques ou sociales.
En réalité, les guinéens en ont marre de la politique gouvernementale telle qu’elle se fait; frappée de cécité et de surdité en instaurant un climat pas rassurant, jamais l’inéquation entre l’offre et la demande politique n’a été si grande.
Les hommes qui incarnent le système politique, ainsi que le système lui-même, ne correspondent plus aux exigences d’efficacité et de moralité que réclament nos citoyens.
Ainsi donc la GUINÉE est en porte-à-faux! En porte-à-faux, car « un prisonnier d’opinions est un prisonnier de trop ».
En porte-à-faux, car un des principes fondamentaux de la démocratie est bafoué notamment, celui de l’alternance démocratique.
L’ÉTAT est en crise. Cette crise revête plusieurs aspects: crise d’identité, crise d’efficacité, crise morale, et plus visiblement encore crise financière.
Il faudrait alors comprendre qu’une accumulation des niveaux décisionnaires détermine de très importants surcoûts au fonctionnement de la démocratie, génère une confusion entre les différents niveaux de responsabilité, et enfin engendre suffisamment d’opacité pour permettre l’éclosion de pratiques plus ou moins frauduleuses de la part de ceux qui exercent les différents pouvoirs qui régissent la société guinéenne.
Il semble alors sage de réfléchir à quelle GUINÉE nous voulons continuer de bâtir ?
Nous ne pouvons continuer de bâtir ce pays en privant les fils de ce même pays de liberté d’expression.
Nous ne pouvons continuer de bâtir ce pays en recevant les fils de ce même pays selon l’habit et en les reconduisant selon l’esprit.
Nous ne pouvons continuer de bâtir ce pays en étouffant la présomption d’innocence.
Nous ne pouvons continuer de bâtir ce pays tout simplement, sans parachever le processus démocratique de l’alternance
Nous demandons aux institutions internationales de quitter leur position de simple spectatrice pour devenir des actrices majeures du respect de la démocratie par l’alternance démocratique et par la liberté d’opinions dans le monde.
Secrétaire administratif du bureau fédéral ufdg France.
