Le 03 mai sert à rappeler aux gouvernements la nécessité de respecter leurs engagements en faveur de la liberté de la presse, et constitue également une journée de réflexion pour les professionnels des médias.
Rencontré dans son bureau ,le Directeur Général de la maison de la presse de Guinée Hassan Kaba a tout d’abord souhaité une très bonne fête à tous ses confrères « surtout ceux qui nous ont quitté, et ceux qui sont alités.
« J’ai une pensée profonde aussi pour tous les journalistes guinéens et du monde entier qui sont plus ou moins affectés par la pandémie de coronavirus », explique t-il.
Parlant du journal papier, le premier responsable de la maison de la presse de Guinée n’a pas manqué d’égrener les nombreuses conséquences de la pandémie du coronavirus sur la production des journaux:
‘’ Déjà au niveau de la presse papier, il y avait une crise profonde qui touchait le monde du journal papier. Et cette pandémie est malheureusement arrivée comme pour achever cette presse écrite. C’est fort et dommage je crois que c’est dans la solidarité et dans la compréhension surtout des pouvoirs publics que les meubles peuvent être sauvés. Si cela n’est pas fait , je crois qu’il va manquer un maillon très important à la chaine’’, a interpellé le DG.
Pour terminer, le journaliste Hassan Kaba a rappelé que pour l’ancrage démocratique dans notre pays, l’État doit œuvrer pour assurer au monde de la presse le minimum.
‘’ il faut que la presse écrite soit sauvée par cette même occasion. Il faudrait que L’Etat vienne en aide aux journalistes guinéens. Comme le disait un célèbre homme d’État africain, l’homme qui a faim n’est pas un homme libre. Il faudrait que les journalistes guinéens bénéficient du minimum pour pouvoir faire correctement leur travail. Si ce n’est pas le cas malheureusement ça va être encore la porte ouverte aux dérives’’.
Zézé Enéma Guilavogui
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