Aujourd’hui mercredi 14 Avril 2021 marque l’an 72 de l’alphabet N’Ko.
Une journée qui a été célébrée par le réputé tradipraticien, Mamoudou Kotèban Camara. Une occasion qui a regroupé des autorités et des adeptes de l’écriture N’Ko à Kankan.
Le docteur Mamoudou Kotèban Camara biologiste et spécialiste du N’Ko a éclairé l’opinion des admirateurs du n’ko et sa création.
« Le N’Ko est un alphabet qui a été créé par le savant guinéen Souleymane Kanté, le 14 Avril 1949 à Bingerville (ville, côte d’ivoire…ndlr). Il l’a créé pour transcrire nos langues africaines. Il avait commencé à écrire nos langues dans les alphabets arabes et français, mais il a vu que certains sons de notre langue ne peuvent pas être transcrits dans ces langues classiques », a t-il indiqué.
Parlant de l’utilité de cette écriture, le réputé Kotèban Camara pense que l’écrit N’ko peut permettre à l’Afrique d’accroître son processus de développement.
« Le N’Ko, c’est pour transcrire nos langues africaines. Le N’Ko est un alphabet phonétique. Le N’Ko peut transcrire tous les sons au monde. Par exemple, la première lettre en N’Ko, c’est A. Avec ça, on peut donner 16 sons. Le N’Ko peut transcrire toutes les langues au monde même celles africaines. C’est un alphabet qui peut beaucoup aider l’Afrique dans son évolution » a dit Mamoudou Kotèban Camara.
Le naturopathe n’a pas manqué de signaler que l’alphabet N’Ko est une écriture qui est différente du N’Ko en langue malinké qui signifie « je dis » et qui est l’indicatif de plusieurs langues d’Afrique y compris le Bambara.
Pour finir son long entretien avec notre rédaction, Kotèban a révélé qu’au-delà de l’Afrique, le N’Ko est enseigné dans plus de 9 Universités en Amérique. Il a également dévoilé que c’est aujourd’hui, le numéro un dans la transcription des langues au monde.
Moussa Smith Kourouma