Une mission de la Haute Autorité de la Communication (HAC) séjourne dans la région administrative de Siguiri dans le cadre d’une campagne de sensibilisation sur les procédures d’implantation et d’exploitation des médias en République de Guinée.
Conduite par le commissaire Kamil, chef de mission, cette démarche vise à informer les différentes parties prenantes, notamment les autorités administratives, judiciaires et communales, ainsi que les responsables religieux et les professionnels des médias, sur les dispositions légales encadrant le secteur médiatique.
Selon le chef de mission, les activités ont officiellement débuté le 5 octobre à Kankan, avant de se poursuivre dans les différentes préfectures concernées.

« Nous avons entamé notre mission le 5 octobre par un lancement officiel au niveau de la région administrative de Kankan. Cette mission vise à sensibiliser les différents acteurs sur les démarches pour l’implantation et l’exploitation des médias en République de Guinée », a expliqué le commissaire Kamil.
À Siguiri, la délégation de la HAC a rencontré successivement les autorités préfectorales, le parquet, les responsables communaux ainsi que les professionnels des médias.
Pour le commissaire Kamil, ces rencontres ont permis de constater un réel intérêt des autorités pour les questions liées à la réglementation du secteur.
« Nous ressortons de toute cette petite tournée avec une immense satisfaction. Nous sommes très heureux des débats qui ont suivi la présentation du guide réalisé par ma collègue, Madame la Commissaire Moyama Haïté », s’est-il réjoui.
Le guide présenté au cours des différentes rencontres revient notamment sur les définitions des différents organes de presse, les procédures à suivre pour créer un média et les principales dispositions légales régissant leur fonctionnement.
Le chef de mission estime que les échanges ont permis de rappeler aux différents acteurs leurs responsabilités et de clarifier plusieurs aspects liés à la création et à l’exploitation des médias.
« Nous avons ressorti les différentes parties, les définitions des différents organes et la clarification des démarches qu’il fallait suivre pour créer les médias », a-t-il précisé.
La dernière étape de la mission à Siguiri a été consacrée aux responsables des médias de la région. Une rencontre au cours de laquelle plusieurs questions ont été posées par les professionnels présents, notamment sur les conditions de création et de fonctionnement des organes de presse.
Les professionnels des médias saluent l’initiative
Chef de station de la Radio rurale régionale de Siguiri, Facely Condé a salué la démarche de la HAC et l’importance des échanges avec les journalistes.
Il estime que cette mission permet aux professionnels des médias de mieux comprendre les exigences légales liées à leur métier.
« Nous avons été très émerveillés aujourd’hui de recevoir une mission de la HAC conduite par le commissaire Kamil, qui est venu toucher du doigt la réalité du terrain », a-t-il déclaré.

Facely Condé a également rappelé que la délégation avait successivement pris contact avec les autorités préfectorales, le procureur de la République, la commune et les responsables des médias.
Selon lui, la présentation sur les conditions de création d’une radio intervient dans un contexte particulièrement important pour le secteur médiatique.
« La mission s’est entretenue avec les responsables des médias au niveau de la région de Siguiri pour leur expliquer les conditions de création d’une radio, ce qui est extrêmement important parce que le moment est très sensible », a-t-il souligné.
La rencontre a également été marquée par une série de questions et de demandes d’éclaircissements formulées par les journalistes, auxquelles la mission de la HAC a apporté des réponses.
Au terme des échanges, le chef de station de la Radio rurale régionale de Siguiri a, au nom des professionnels des médias de la région, remercié la HAC pour cette initiative.
« Nous sommes entièrement à leur disposition. Chaque fois qu’ils viennent avec nous, nous sommes prêts à les recevoir parce qu’ils nous apportent de la connaissance et cela va dans notre intérêt. Un journaliste mal formé est un danger pour la société », a conclu Pacelli Condé.
À travers cette campagne de sensibilisation, la HAC entend ainsi contribuer à une meilleure connaissance du cadre juridique régissant les médias et renforcer la collaboration entre les autorités, les professionnels de la presse et les autres acteurs concernés.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

