Le climat est électrique au sein de l’administration parlementaire. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 8 septembre 2026, à la maison commune des journaliste, Ismaël Gassim Kalissa, Secrétaire Général de la Section syndicale de l’Administration parlementaire (affiliée à l’USTG), a confirmé le maintien de l’élection de renouvellement de leur bureau prévu ce mercredi 9 septembre. Cette sortie fait suite à un communiqué du Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale visant à suspendre les activités du bureau syndical, une décision jugée illégale par le syndicat.
Contestant ouvertement cette mesure, Ismaël Gassim Kalissa soutient que l’administration parlementaire n’a aucune compétence légale pour interférer dans la vie syndicale.
‘’Ce communiqué est illégal, parce que cela ne répond à aucun principe de légalité’’, a-t-il déclaré.
Selon le Secrétaire Général, le communiqué d’interdiction ne repose sur aucune disposition juridique valable et constitue une ingérence inacceptable.

‘’Ce communiqué est illégal parce que cela ne répond à aucun principe de légalité. La structure syndicale, notamment la section syndicale, est différente d’une fédération ou d’un syndicat national qui a des critères d’élection. Notre critère d’élection relève de la centrale syndicale. Nous avons déjà répondu à ce communiqué […] Nous ne nous reconnaissons pas dans ce communiqué, parce qu’il n’est fondé sur aucune base légale’’, a t-il affirmé.
Revenant sur les tensions administratives et la légitimité des actions de son bureau, Ismaël Gassim Kalissa a tenu à clarifier les règles de la liberté syndicale et le rôle de l’administration.
‘’Demain, nous avons l’élection de renouvellement du bureau. Nous sommes des légalistes. Nous avons informé les autorités administratives, nous avons informé l’administrateur du Palais pour la mise à disposition de la salle du 28 Septembre pour que nous partions pacifiquement tenir notre élection dans la paix et la quiétude. C’est une démocratie sociale. L’administration, notamment le Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale, n’a aucune compétence de s’immiscer ou de donner une orientation par rapport au mode d’organisation de cette élection, ou de s’opposer. Il n’en a pas la compétence, il n’en a pas le pouvoir’’, s’est-il montré catégorique.
« Ce n’est pas un régime d’autorisation, c’est un régime d’information »
Face aux reproches concernant la fin théorique du mandat des membres du bureau, Ismaël Gassim Kalissa a rappelé que l’initiative du renouvellement venait du syndicat lui-même dès la fin du mois d’août.
‘’Ce n’est pas lui qui avait écrit pour dire que le mandat est arrivé à terme. C’est nous qui avons écrit pour dire que nous allons renouveler le mandat le 9 septembre, et nous l’avons fait depuis le 31 août. La raison, c’est la loi ! La loi dit qu’il ne peut pas s’immiscer. La liberté syndicale est consacrée par notre Constitution. Les syndicats se constituent par la volonté des syndiqués, de 25 personnes. Ce n’est pas un régime d’autorisation, c’est un régime d’information’’, a-t-il insisté.
S’appuyant sur les textes fondamentaux et la jurisprudence des mandats précédents au sein de l’institution, Ismaël Gassim Kalissa et l’USTG entendent bien procéder au vote ce mercredi 9 septembre pour élire la nouvelle équipe dirigeante de la section syndicale.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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