À Tandjalec, un secteur du quartier Koulifanyan, dans la commune urbaine de Boké, les habitants vivent une situation particulièrement difficile. Leur unique pont en bois, qui leur permettait de rejoindre le centre-ville, a été emporté par les fortes pluies du week-end dernier.

Désormais coupés du reste de la ville, les riverains lancent un cri de cœur aux autorités locales, notamment à la nouvelle équipe communale. Ce lundi, notre correspondant basé sur place s’est rendue sur le lieu pour constater la situation.
À Tanchelec, le quotidien a basculé dans l’angoisse. Le pont en bois qui permettait aux habitants de rejoindre le centre-ville a été emporté par les eaux.
Depuis, pour traverser, certains usagers n’ont d’autre choix que de se mouiller jusqu’à la taille, au péril de leur sécurité. Une situation qui affecte particulièrement les femmes, obligées de braver les eaux pour vaquer à leurs occupations quotidiennes.

« Actuellement, pour nous rendre au marché, nous sommes obligés d’appeler les garçons pour nous faire passer. Si nous ne voulons pas nager, nous sommes obligés de prendre un long détour pour nous retrouver de l’autre côté, puis rallier le marché Hangar », explique Mimi Yeressa, une habitante de Tandjalec.
Au-delà des difficultés de déplacement, c’est toute une population qui vit désormais dans la peur et l’incertitude.
« Il y a beaucoup de villages derrière ce pont : Tamasina, Sodjoré, Bantankountou, Tenkenta, Taslama, Taslima, Tambandjon. Tous ceux-ci passent par ici », indique l’un des sages du secteur.

Et le plus inquiétant, selon les habitants, c’est que cette scène se répète presque chaque année pendant la saison des pluies.

Tandjalec, pourtant rattaché au quartier Koulifanyan, dans la commune urbaine de Boké, reste ainsi confronté à un problème récurrent d’accès. Une situation déplorée par Djibril Niaissa, responsable du secteur, qui dit ne plus savoir à quel saint se vouer.
« Chaque année, c’est la même chose. Nous avons beaucoup alerté, mais sans succès. Nous pensons que cette fois-ci, cela va tomber dans de bonnes oreilles. Nous croyons au nouveau maire de Boké », lance-t-il.

Face à cette urgence, les habitants de Tandjalec interpellent la nouvelle équipe communale et l’ensemble des autorités compétentes. Pour eux, il ne s’agit plus seulement de reconstruire un pont, mais de mettre fin à une épreuve qui se répète à chaque saison des pluies.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

