À l’occasion de la cérémonie officielle de prise de service de sa successeuse, ce mercredi 29 juillet 2026, le ministre sortant de la Pêche et de l’Économie maritime, Fassou Théa — désormais promu à la tête du département de l’Environnement et du Développement durable —, a dressé un bilan axé sur la rigueur budgétaire et la modernisation institutionnelle. Chiffres à l’appui, l’ex-ministre a mis en avant une moisson financière record au premier semestre 2026.
C’est un départ sous le signe des comptes au vert et de la continuité de l’État. Lors de sa prise de parole solennelle marquant la fin de son mandat au ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, Fassou Théa s’est félicité des avancées majeures accomplies sous sa gouvernance. Au cœur de son intervention : l’assainissement de la gestion financière du secteur, matérialisé par des retombées directes pour les caisses de l’État.
Plus de 44 milliards GNF injectés dans les caisses de l’État
Selon les révélations faites par le ministre sortant, la rationalisation de la gestion du secteur halieutique a rapidement porté ses fruits. De janvier à juin 2026, le département est parvenu à mobiliser plus de 44 milliards de francs guinéens (GNF) au profit exclusif du Trésor public.
‘’Notre première priorité a été de renforcer les fondements institutionnels du secteur (…) Nous avons amélioré la gouvernance des recettes publiques, le renforcement du suivi des licences de pêche et la discipline administrative qui a permis de mobiliser plus de 44 milliards de francs guinéens au profit du Trésor public de janvier à juin 2026, démontrant que la bonne gouvernance constitue le premier gisement de ressources pour le secteur’’, a déclaré Fassou Théa devant les cadres du ministère et les invités officiels.
Une performance attribuée à un contrôle plus strict de l’attribution des licences de pêche et à un redressement de la discipline administrative, véritable levier pour stopper les déperditions financières dans un secteur historiquement vulnérable aux fuites de capitaux.
Bilan semestriel et dynamique d’investissement
Outre ce pactole apporté au Trésor national, le ministre sortant a souligné que le taux d’exécution des activités du ministère a atteint 42 % au terme des six premiers mois de l’année 2026. Un résultat d’autant plus satisfaisant, selon lui, qu’il s’inscrit dans un contexte international complexe, marqué par des tensions géopolitiques et une inflation sur les équipements maritimes.
Le bilan financier s’accompagne également de la mobilisation de financements extérieurs majeurs pour l’avenir de l’économie bleue guinéenne :
1 million de dollars US (soit environ 10 milliards GNF) obtenus auprès de la BAD et de la FAO pour les études de faisabilité du programme d’investissement du secteur ;
Un accord de financement global de 85 millions de dollars US acté avec la Banque Africaine de Développement (BAD).
Lutte contre la pêche illicite et sécurité alimentaire
Sur le plan opérationnel, l’action du ministre sortant aura été marquée par le déversement de 41 600 tonnes de poissons sur le marché local au cours du premier semestre 2026 afin d’alléger la pression sur la sécurité alimentaire des ménages guinéens. En parallèle, la rigueur s’est manifestée sur la mer grâce au renforcement des patrouilles d’inspection, ayant débouché sur des arraisonnements de navires en infraction pour dissuader la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
Cap sur l’Environnement avec le sentiment du devoir accompli
Rappelant l’importance stratégique du secteur maritime dans le cadre de la vision nationale Simandou 2040, Fassou Théa quitte la Pêche avec la « satisfaction d’avoir engagé une dynamique de modernisation ».
En prenant les rênes du Ministère de l’Environnement et du Développement durable, il a assuré sa successeure de sa pleine collaboration, soulignant les nombreux ponts existants entre la gestion durable des océans, la résilience climatique et la préservation de la biodiversité.
En passant le relais à la nouvelle cheffe du département, Fassou Théa laisse derrière lui un ministère « en mouvement », doté de bases financières assainies et de projets structurants prêts à être concrétisés.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

