Le centre-ville de la commune urbaine a connu une après-midi sous haute tension le mardi 14 juillet 2026. Une révolte spontanée de conducteurs de motos-taxis a secoué la ville. Ces derniers réclamaient la libération immédiate de six de leurs confrères interpellés par la police.
Au lendemain de ces échauffourées, le calme est revenu et le commissaire central, Balla Kourouma, a pris la parole pour clarifier la situation.

Des tarifs fantaisistes à l’origine des interpellations
La colère des manifestants, qui s’étaient massés devant le commissariat central et avaient tenté de barricader la route nationale, trouve sa source dans une opération de police matinale. Six conducteurs avaient été arrêtés pour avoir enfreint une réglementation tarifaire récemment établie par les autorités locales.
Le commissaire divisionnaire Balla Kourouma est revenu sur la genèse de ce bras de fer, rappelant qu’une concertation préalable avait eu lieu.

« Depuis un certain temps, nous avions été alertés […] que les taximètres fixaient des tarifs fantaisistes et à leur guise sur le dos des citoyens. Alors, dans le souci de réglementer tout cela, les autorités locales avaient organisé une réunion à laquelle étaient conviés l’ensemble des structures syndicales des taxis-motos et les forces de l’ordre. Au cours de cette réunion, des tarifs ont été fixés et acceptés de tous », a-t-il déclaré.
Malgré ce consensus fixant le plafond à 5 000 GNF pour les longs trajets et 3 000 GNF pour les trajets intermédiaires, certains conducteurs ont continué à imposer leurs propres prix, déclenchant l’intervention des forces de l’ordre.
Une gestion pacifique de la crise
Face au mouvement d’humeur qui a suivi ces interpellations, la police a privilégié la désescalade. « En tant que forces de l’ordre, nous n’avons pas fait recours à la force aussitôt », a souligné l’officier. Sous la médiation des autorités administratives et des syndicats, un terrain d’entente a été trouvé, permettant le rétablissement de la circulation et le retour à l’ordre.
La fausse excuse de la crise de carburant
Pour justifier la hausse unilatérale de leurs tarifs, plusieurs conducteurs ont pointé du doigt les difficultés d’approvisionnement en essence. Un argument fermement balayé par le commissaire Kourouma, qui dénonce des pénuries souvent « inventées ».
Il a assuré que les dispositions nécessaires étaient prises, en collaboration avec la SONAP (Société Nationale des Pétroles), pour approvisionner la ville.
« Aujourd’hui à Kissidougou, avec la conjugaison des efforts entre autorités locales et représentants de la SONAP, plusieurs stations-service sont opérationnelles et les usagers de la route sont bien servis. Pour l’instant, et jusqu’à nouvel ordre, il a été interdit de servir les bidons dans ces stations », a-t-il annoncé.
En guise de conclusion, l’officier a lancé une mise en garde claire à tous les acteurs du secteur (gérants de stations, pompistes et conducteurs), promettant une tolérance zéro face à l’anarchie et appelant les citoyens à collaborer avec les forces de l’ordre.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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