Le bras de fer judiciaire opposant le président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), Mamadou Aliou Bah, à l’État guinéen vient de connaître un épilogue retentissant à l’échelle sous-régionale. Ce jeudi 25 juin 2026, la Cour de Justice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rendu son verdict, disculpant formellement le leader politique après de longs mois de procédures.
Un désaveu pour l’appareil judiciaire guinéen
Cette décision de la plus haute juridiction communautaire met fin à une affaire qui tenait l’opinion publique guinéenne en haleine depuis plus d’un an et demi. La Cour a statué en faveur de l’innocence de Mamadou Aliou Bah, invalidant de fait les charges qui pesaient contre lui au niveau national.

Dès le lendemain de ce verdict, ce vendredi 26 juin 2026, la direction nationale du MoDeL a publié un communiqué officiel pour exprimer sa satisfaction. Le parti d’opposition déclare « prendre acte » de cet arrêt, qu’il qualifie de victoire éclatante pour l’État de droit.
Pour les cadres de la formation politique, cette décision internationale vient confirmer ce qu’ils n’ont cessé de dénoncer.
Le MoDeL rappelle que son président a été victime d’une condamnation arbitraire, l’ayant conduit à purger une détention de 18 mois à la Maison Centrale de Conakry. Pour le parti, cet arrêt sonne comme un véritable désaveu pour le système judiciaire guinéen.
Gratitude et attente de l’application de la décision
Au-delà de l’aspect purement juridique, la direction nationale du MoDeL a tenu à adresser un message de reconnaissance à l’ensemble des acteurs ayant soutenu leur leader durant cette épreuve. Le parti a exprimé sa profonde gratitude envers le collectif d’avocats de la défense pour leur ténacité, les militants et sympathisants pour leur mobilisation constante, les citoyens ayant formulé des prières et consenti des sacrifices pour faire triompher les valeurs de justice et de liberté.
Désormais, tous les regards se tournent vers la Justice guinéenne. L’enjeu est de savoir comment, et dans quels délais, les autorités de Conakry comptent se plier à cette décision de la justice internationale, alors que la question des droits politiques reste au cœur de la fin de cette transition.
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