La gestion de l’insalubrité dans la capitale guinéenne s’invite à l’agenda international du gouvernement. En marge du Forum économique mondial (le « Davos d’été ») organisé en Chine, le Premier ministre guinéen, Bah Oury, a visité un centre de formation de pointe spécialisé dans la valorisation des déchets à Shanghai. L’objectif est clair : trouver des solutions technologiques et structurelles rapides pour éradiquer les décharges sauvages à Conakry avant la fin de l’année.
Un ultimatum gouvernemental : « Des solutions radicales d’ici la fin de l’année »
La problématique de l’assainissement urbain à Conakry, particulièrement critique pendant la saison des pluies, nécessite un changement de paradigme. Face aux responsables du complexe industriel chinois, le chef du gouvernement a affiché une volonté politique ferme de rompre avec les méthodes archaïques qui ont montré leurs limites.

Le Premier ministre a ainsi fixé un cap temporel serré et des objectifs précis à son gouvernement.
« D’ici la fin de l’année, nous devons trouver des solutions radicales pour l’assainissement de Conakry. La collecte, le tri, la transformation des déchets et la réhabilitation de la décharge de Dar es Salam sont des chantiers urgents », a-t-il déclaré.
L’expertise de Shanghai : De la poubelle à la ressource économique

Si le chef du gouvernement a ciblé ce centre spécifique à Shanghai, c’est parce que la métropole chinoise a réussi avec succès sa transition écologique urbaine. Le centre visité est mondialement reconnu pour son expertise technique et pédagogique axée sur l’économie circulaire.
La délégation guinéenne a exploré plusieurs pistes d’innovation:
– Le recyclage à grande échelle : Mécanisation du tri pour séparer plastiques, métaux et matières organiques;
– La valorisation énergétique : Transformation des déchets ultimes en électricité ou en biogaz, une solution qui pourrait aider à pallier le déficit énergétique guinéen;
– Le renforcement des capacités : Formation de professionnels guinéens capables d’exploiter et de maintenir ces futures infrastructures industrielles.
Vers un transfert de technologies Sino-Guinéen
Cette visite de terrain jette les bases d’un potentiel partenariat stratégique entre Conakry et Pékin dans le domaine de l’économie verte. En misant sur le transfert de technologies, le gouvernement guinéen espère non seulement assainir durablement le cadre de vie des populations, mais également créer de nouveaux bassins d’emplois locaux liés à la transformation industrielle des déchets.
Lerevelateur224.com.
