Les grosses pluies et les fortes rafales de vent qui ont balayé Conakry ce matin du samedi 23 mai 2026 n’ont pas seulement rafraîchi l’atmosphère ; elles ont surtout agi comme un puissant révélateur. En quelques heures, les précipitations ont mis à nu une triste et récurrente réalité : la capitale guinéenne croule littéralement sous le poids d’une insalubrité chronique.

De Mafanco jusqu’au grand marché de Madina, le constat est le même, implacable et désolant. Conakry s’est réveillée complètement sale, transformée par endroits en un vaste dépotoir à ciel ouvert où l’eau et les déchets se disputent le bitume.

Madina et Mafanco : Le cœur économique et historique pris en otage par les déchets
Les clichés pris sur le terrain ce matin témoignent de la gravité de la situation. Dans les artères névralgiques de Madina et Mafanco, la circulation des engins et des piétons relève désormais du parcours du combattant.
Un danger sanitaire et environnemental imminent
Cette situation, loin d’être un simple problème d’esthétique urbaine, représente une véritable bombe à retardement sanitaire. Avec la stagnation des eaux mélangées aux déchets en décomposition, les risques de propagation de maladies hydriques (comme le choléra) et la prolifération des moustiques vecteurs du paludisme augmentent de manière exponentielle.

De plus, l’obstruction des canaux d’évacuation par les déchets plastiques majore considérablement le risque d’inondations dévastatrices lors des prochaines grandes pluies annoncées.
L’urgence d’une action politique et citoyenne



Face à ce spectacle désolant qui ternit l’image de la vitrine du pays, les regards se tournent inévitablement vers les autorités municipales et gouvernementales. Les campagnes d’assainissement sporadiques montrent clairement leurs limites.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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