À Conakry, dans les principales gares routières et le long des axes les plus fréquentés, ils sont visibles du matin au soir, et ce, du lundi au lundi. Leur mission est bien connue des usagers : faciliter la liaison entre conducteurs et passagers. En échange de ce service, ils perçoivent de petites commissions qui leur permettent de subvenir à leurs besoins quotidiens.
Communément appelés « coxeurs », ces jeunes exercent cette activité dans l’espoir de joindre les deux bouts dans un contexte marqué par le manque d’opportunités d’emploi formel. Positionnés aux arrêts de taxis et de minibus, ils interpellent les passagers, organisent les départs et contribuent à remplir rapidement les véhicules.

‘’Nous faisons cette activité pour ne pas rester à la maison ou aller voler. C’est d’ailleurs mal vu de rester comme ça à attendre de l’aide’’, a confié Mamadou Alpha Diallo, coxeur rencontre à la gare routière de Matam.
Pour de nombreux usagers, la présence de coxeurs représente un véritable gain de temps. Leur connaissance des itinéraires et leur capacité à orienter rapidement les passagers facilitent considérablement les déplacements dans une capitale où la mobilité reste un défi quotidien.
Cependant, certains chauffeurs émettent des réserves sur certaines pratiques liées à cette activité, notamment en ce qui concerne l’organisation du chargement ou les commissions perçues.

‘’Ils sont d’une importance capitale pour nous. Mais parmi eux, il y a des brebis galeux qui viennent se faufiler et voler des clients. Laissant ainsi les chauffeurs dans des problèmes. Ce qui est déplorable’’, déplore Aboubacar Touré, chauffeur
Malgré les hauts et les bas, les coxeurs de véhicules demeurent un maillon essentiel du système de transport urbain à Conakry. Par leur engagement quotidien, ils participent à la fluidité des déplacements et illustrent, à leur manière, l’esprit de débrouillardise d’une jeunesse confrontée aux réalités du chômage.
Au-delà des critiques, leur présence reste aujourd’hui incontournable dans l’organisation informelle du transport dans la capitale guinéenne.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
