La commune rurale de Dabiss, située à une cinquantaine de kilomètres de Boké, a été le théâtre de vives tensions sociales à la suite d’un accident de la circulation ayant coûté la vie à deux citoyens dans la nuit du 30 mars 2026, au niveau du PK 28, sur l’axe menant vers Kirinkong.
Selon les informations recueillies, les victimes circulaient à moto lorsqu’elles ont été violemment percutées par un véhicule appartenant à une société minière opérant dans la zone. Le choc a été fatal, provoquant une onde de choc et une vive indignation au sein des populations locales.
En réaction, des citoyens en colère ont érigé des barricades et bloqué la circulation pendant plusieurs heures pour exprimer leur ras-le-bol face à la recrudescence des accidents impliquant des engins miniers. Parmi leurs principales revendications figurent l’identification et l’arrestation du chauffeur en cause, toujours introuvable, ainsi que la construction d’une voie secondaire dédiée aux véhicules des compagnies minières afin de réduire les risques d’accidents.
La situation est restée tendue jusqu’à l’intervention des autorités communales, appuyées par des leaders religieux, qui ont engagé des négociations avec les manifestants dans la soirée du mercredi. Leur médiation a permis de ramener progressivement le calme et de rétablir la circulation.
Pour l’heure, aucune information officielle n’a filtré sur l’identité du conducteur impliqué dans l’accident. Les autorités locales appellent toutefois les populations au calme et à la retenue, tout en assurant que des enquêtes sont en cours pour faire toute la lumière sur ce drame.
Cet énième accident relance le débat sur la cohabitation difficile entre les populations riveraines et les activités minières dans la préfecture de Boké, où les questions de sécurité routière restent une préoccupation majeure.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
