À Kamsar, la route reliant l’aérodrome de Kawass au centre-ville est dans un état de dégradation très avancé. En cette saison sèche, les riverains vivent dans un nuage permanent de poussière qui rend leur quotidien particulièrement difficile. Fatigués et exposés à diverses maladies, les habitants interpellent les autorités pour une intervention urgente, a constaté notre correspondant sur place.

À chaque passage de véhicules ou de motos sur cette route poussiéreuse menant à l’aérodrome, un épais nuage se soulève, affectant directement les riverains. Ces derniers dénoncent un quotidien devenu insupportable.
Commerçant au carrefour Kawass, Mamadou Aliou Bah regrette que la route ne soit arrosée qu’à l’occasion de visites officielles.
« 90 % des délégations qui viennent à Kamsar passent par cette route. Elle n’est arrosée que lorsqu’une autorité est attendue. Après, plus rien. C’est déplorable. Cette poussière affecte notre santé. La majorité des habitants souffrent de grippe et de sinusite », déplore-t-il.
Même constat pour Alpha Coumbassa, résident du secteur. « On parle de cette route depuis notre enfance, mais jusqu’à présent rien n’est fait. Si les autorités ne peuvent pas la goudronner, qu’elles l’arrosent au moins régulièrement. Nous sommes très inquiets », confie-t-il.
De son côté, Sadou Bah, également commerçant, affirme avoir contracté des maladies à cause de la poussière inhalée au quotidien.
« La poussière nous fatigue, abîme nos marchandises et rend beaucoup de gens malades. Moi-même, j’en souffre. Ce que nous demandons, c’est simplement l’arrosage régulier de la route », s’indigne-t-il.
Pour Fatoumata Guèye, vendeuse de riz en bordure de route, la situation est devenue invivable. « La poussière nous suit partout, même à la maison. Pour cuisiner, nous sommes obligés de nous couvrir ainsi que nos aliments. Elle entre dans les chambres, jusque dans les toilettes. En attendant le goudron, nous demandons un arrosage matin et soir pour soulager nos difficultés », lance cette mère de famille.
Outre la poussière, les habitants dénoncent également les risques d’accidents liés à l’absence de dos-d’âne sur cet axe très fréquenté.
En attendant une réponse concrète des autorités, les citoyens du secteur Kawass continuent de prendre leur mal en patience, espérant une amélioration rapide de leurs conditions de vie.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
