La Coalition Politique pour la Rupture (CPR) a annoncé ce mercredi 25 janvier 2026, la relance de ses activités sur l’ensemble du territoire national, dans une déclaration marquée par un ton ferme à la suite de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025.
Forte de plus d’une décennie d’engagement en faveur de la justice sociale, de la démocratie et de la bonne gouvernance, la coalition affirme vouloir incarner une « rupture réelle » avec les pratiques politiques qu’elle juge contraires au développement du pays. Elle dit renforcer ses structures de base et engager une nouvelle phase de mobilisation et de dialogue avec les forces démocratiques et la société civile.
La CPR dresse un bilan critique du scrutin présidentiel, évoquant des « irrégularités graves et répétées », des atteintes au principe de neutralité des agents publics, des intimidations visant l’opposition ainsi qu’une implication préoccupante de certains éléments des forces de défense et de sécurité dans des dynamiques partisanes.
Elle dénonce également un climat d’insécurité marqué par des disparitions et des violences, et met en garde contre toute tentative de retour à un système de parti-État.
À l’approche des élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026, la coalition estime qu’organiser de nouveaux scrutins sans restaurer la confiance nationale constituerait une « grave erreur politique ». Elle exige notamment un engagement formel de neutralité des agents publics, un encadrement strict de l’apolitisme des forces de défense et de sécurité, l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les violences signalées, ainsi qu’un audit du fichier électoral et un dialogue politique inclusif avant le scrutin.
Se disant attachée à l’unité nationale, à la paix civile et à l’État de droit, la CPR affirme sa volonté de participer aux prochaines élections, tout en prévenant qu’elle ne cautionnera pas un processus qu’elle jugerait dépourvu de crédibilité et de garanties suffisantes.
Elle appelle enfin les autorités à saisir l’opportunité de restaurer la confiance et invite les citoyens, y compris la diaspora, à s’engager pour une rupture pacifique et démocratique en Guinée.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
