Au lendemain des heurts violents ayant émaillé le choc entre le Hafia FC et l’AS Kaloum, le Ministère de la Jeunesse et des Sports sort de son silence. Entre condamnations fermes et mesures drastiques, l’heure est à la répression et à la refonte sécuritaire du football guinéen.
Le football guinéen s’est réveillé avec la gueule de bois ce lundi. Les images de désolation provenant du stade Petit Sory de Nongo, théâtre d’affrontements lors de la 17ème journée du championnat national, ont provoqué une onde de choc jusqu’au sommet de l’État.
Face à ce qu’il qualifie d’actes « regrettables », le Ministère de la Jeunesse et des Sports a publié un communiqué musclé pour siffler la fin de la récréation.
Une violence « inacceptable »
Tout a basculé le dimanche 22 février. Ce qui devait être une fête du ballon rond entre deux mastodontes du pays, le Hafia FC et l’AS Kaloum, a sombré dans le chaos. Des supporters ont envahi l’espace, entraînant des dégradations matérielles importantes sur une infrastructure pourtant moderne.
Le Ministère n’a pas mâché ses mots, exprimant sa « stupeur » et condamnant des actes aux antipodes des valeurs de « paix, de cohésion et de fraternité » que le sport est censé véhiculer.
L’heure des comptes : Enquête et sanctions
La réponse institutionnelle ne s’est pas fait attendre. En concertation étroite avec la Fédération Guinéenne de Football (FGF), le département des Sports a annoncé une batterie de mesures immédiates
‘’Afin de tirer toutes les leçons de ces événements, le Ministère après concertation avec la fédération guinéenne de football annonce:
-L’ouverture immédiate d’une enquête en collaboration avec la Fédération Guinéenne de Football et les autorités de sécurité pour identifier et situer les responsabilités.
-Le renforcement du dispositif sécuritaire dans les stades dès les prochaines journées du championnat.
-L’application des sanctions disciplinaires contre tout acteur ou club qui manquerait à ses obligations de sécurité.
-Le lancement d’un plan national de sécurisation des compétitions sportives, incluant la formation de stewards, l’amélioration des infrastructures et la responsabilisation des clubs dans la gestion de leurs supporters’’, indique le communiqué du ministre Cellou Baldé.
Le football guinéen joue désormais sa crédibilité. Si le talent est présent sur la pelouse, la bataille pour la sécurité dans les tribunes, elle, ne fait que commencer. Le Ministre en charge des Sports a lancé un ultimatum clair : le stade doit rester un lieu de fierté nationale, pas un champ de bataille.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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