Placé sous le thème « la prière source d’unité pour une pastorale fructueuse », le pèlerinage diocésain de Brouadou a effectivement démarré ce jeudi 5 février et va se poursuivre jusqu’au dimanche 8 février 2026.cInstauré depuis 2003, comme pèlerinage national, le pèlerinage diocésain de Brouadou est devenu, au fil des ans, une attraction pour des milliers de fidèles chrétiens de Guinée et des pays limitrophes.
Au compte de l’édition de cette année, le ton a été donné par la marche pénitentielle qui est partie du point de ralliement du village de Kamian au site du pèlerinage à Brouadou. Au cours de cette première étape, les pèlerins, encadrés par les jeunes scouts, ont marché quelques kilomètres sur une route poussiéreuse, dans un grand silence sous une escorte policière.

A leur arrivée à la mission catholique de Brouadou, la plupart des pèlerins sont logés dans les tentes installées sur le site du pèlerinage tandis que d’autres sont logés dans les différentes familles des autochtones.
C’est parti donc pour quatre (4) jours de pénitence et d’adoration avec à la clé, des activités phares telles que les prières individuelles à la grotte ou devant le Saint Sacrement, des conférences autour des thèmes variés, la visite au cimetière catholique derrière le presbytère, prière pour les défunts, la procession maritale, la veillée culturelle et la messe de clôture.
Selon les organisateurs, le choix de ce thème qui porte sur la prière n’est pas fortuit. Pour eux, ce thème est un appel constant à la prière incessante dont les conséquences sont l’unité du peuple de Dieu et l’engagement à travailler sur le salut des âmes. Toujours selon ces mêmes organisateurs, la prière est un moyen de purification et de sanctification. Par elle, l’homme entre en dialogue avec son créateur afin de trouver des chemins qui le conduisent à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité.

Pour rappel, la paroisse Saint-Esprit de Brouadou représente la première paroisse du diocèse de Kankan. Elle fut créée en 1903 par la société missionnaire « Congrégation des Pères du Saint Esprit », connue sous le nom de ‘’spiritains’’, qui avaient pris le relais des « Missionnaires d’Afrique du cardinal Lavigerie », eux aussi connus sous le nom de ‘’Pères blancs’’.
Il faut tout de même signaler que, les populations locales, majoritairement chrétiennes, jouent un rôle important dans la réussite de cet événement religieux.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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