Le procès en appel opposant l’Etat guinéen à l’ancien ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Ibrahima Kourouma, et Mohamed V Sankon, directeur des affaires financières (DAF) du même département, s’est ouvert ce mardi 20 janvier devant la chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Ils sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics au préjudice des sommes de 612 milliards de francs guinéens et 12 millions de dollars. En première instance, le prévenu Ibrahima Kourouma avait été reconnu coupable d’enrichissement illicite et relaxé pour des faits de détournement de deniers publics. Il avait été condamné à 4 ans d’emprisonnement.
Lors de la précédente audience, la CRIEF avait ordonné la production du titre de propriété de la parcelle appartenant à Ibrahima Kourouma, située au quartier Lambanyi, ainsi que les références de ses comptes bancaires ouverts à Vista-Gui et à Ecobank. Ces documents ont été effectivement produits à l’audience de ce jour.
Répondant aux questions de la Cour, le prévenu a indiqué que ses quatre parcelles ne sont pas bâties, précisant qu’il s’agit de « parcelles vides ». Il a également affirmé ne disposer que d’une seule maison, située à Beyla, qu’il décrit comme une ancienne concession familiale.
Concernant ses comptes bancaires, Ibrahima Kourouma a déclaré détenir 46 millions de francs guinéens à Vista-Gui et 26 millions de francs guinéens à Ecobank. Il a expliqué que ces montants proviennent essentiellement de son salaire, des primes perçues lors de missions, ainsi que de revenus occasionnels issus de ses activités dans le domaine de la pharmacie.
Constatant la fin des débats, la Cour a ordonné leur clôture, avant de procéder à l’ouverture des plaidoiries et réquisitions.
Nous y reviendrons.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
