C’est un coup de filet réussi du parquet du tribunal de première instance de N’Zérékoré, appuyé par les forces de l’ordre. Les autorités ont traqué plus de 80 individus, impliqués dans ce que le parquet appelle la traite des humains.
Cette opération a été menée le mercredi 7 janvier dernier, alors que les prévenus seraient en formation. Sur les lieux, le substitut du procureur, M. Soumah qui a dirigé les opérations, a interpellé 83 personnes dont une dizaine de filles, mais également des mineurs.
Préoccupé par ce fléau, le parquet a entamé ce mercredi 14 janvier 2026, l’ouverture des audiences dans cette affaire.
Poursuivis pour les faits de la traite des êtres humains, faits prévus et punis par l’article 323 du code pénal, selon l’affiche du rôle de l’audience, les inculpés dans cette affaire, se sont relayés à tour de rôle pour donner leurs versions des faits.
Dès l’ouverture des audiences, Alhassane Coulibaly, Mohamed Doumbouya, Moustapha Keita, Amadou Diakité, Hawa Sero et 3 autres accusés, ont été entendus par devant le tribunal de première instance de N’Zérékoré.
À la barre, chaque personne a tenté de nier les faits qui lui est reprochés. Néanmoins, en rejetant les infractions liées à la traite des êtres humains, celles pourquoi d’ailleurs ils sont poursuivis, les accusés ont quand même reconnu avoir été appelés par leurs proches respectifs pour intégrer une entreprise pouvant les intégrer dans les travaux des mines.
Comme si c’était un mot d’ordre, tous les interrogés dans cette affaire ont soutenu et brandit le même argument. ‘’J’ai été appelé par mon frère ou par sa sœur pour un emploi sûr. C’est la raison de ma présence ici à N’Zérékoré’’, a prononcé un prévenu à la barre.
Le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de N’Zérékoré, Mohamed Fatoumata Soumah a, dans ses requêtes, insisté sur les réactions des inculpés, après avoir constaté que le boulot indiqué pour leur déplacement, n’était pas celui constaté sur le terrain.
Les accusés ont tous confirmé être impliqués pour assister à une formation dont l’issue serait inconnue par eux, alors qu’ils sont venus des villes et pays voisins de la Guinée.
Les inculpés, programmés pour le rôle des audiences de ce mercredi 14 janvier 2026, n’ont tous pas été entendus, avant que l’affaire ne soit renvoyée au 21 janvier prochain.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
(+224) 610 620 980
