À l’occasion de la présentation des vœux du Nouvel An par les associations et organisations de la presse guinéenne, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, est monté au créneau pour défendre l’état de la presse en Guinée, face aux critiques de certaines organisations et médias internationaux.
Dans un discours empreint de fermeté, le président de l’organe de régulation des médias a dénoncé ce qu’il qualifie d’« injure » à l’endroit des journalistes guinéens.
‘’C’est une injure que certaines organisations internationales et certains médias internationaux nous font en disant qu’il n’y a plus de presse en Guinée’’, a-t-il déploré.
De l’avis de Boubacar Yacine Diallo, ces jugements constituent une méconnaissance profonde du travail quotidien abattu par les professionnels des médias dans le pays.
‘’Quand j’entends cela, je suis frustré, parce que c’est méconnaître le travail que chaque journaliste guinéen fait au quotidien. Mais ils apprendront à leurs dépens que la Guinée, comme en 1958, restera debout et sa presse sera libre, indépendante et responsable’’, a-t-il assuré.
Renaissance de la Presse guinéenne
Eu égard du professionnalisme démontré par les hommes de médias lors des dernières élections (législatives et présidentielle), le Président de la HAC a salué la démarche. Pour Boubacar Yacine Diallo, la presse guinéenne vient de renaître.
‘’Je suis heureux aujourd’hui et fier de proclamer que la presse guinéenne vient de renaître. Elle est une nouvelle presse, débarrassée de tout ce qui l’avait injustement envahie et qui a contribué à pervertir l’éthique, la déontologie et la bonne foi des journalistes. Aujourd’hui, je circule à travers le pays, je ne trouve que des journalistes. Et ça, je pense que c’est le combat de chacun de nous. C’est le combat que nous avons gagné.
Aujourd’hui, nous pouvons nous regarder. Hier, nous ne pouvions pas mettre en place un organe d’autorégulation, parce que, comme disent les enfants, nous étions mélangés. Il y avait des sorciers parmi nous. Et comme nous n’avons pas leur regard, parfois, ils mangeaient la nuit et nous, nous payions le prix le matin. Heureusement, ils ne sont plus parmi nous, au sein de notre presse, que tout le monde respecte aujourd’hui’’, a-t-il magnifié.
Acquis à préserver
Poursuivant, le président de la Haute Autorité de la Communication, a laissé entendre que la presse guinéenne a aujourd’hui des acquis considérables que les professionnels des médias doivent à tout prix préserver.
‘’Je vous invite donc, pour les échéances futures, à garder le cap, à nous souvenir tous les jours que nous sommes d’abord citoyens, ensuite journalistes, et que nous avons le devoir de préserver la paix, tout comme nous avons le droit de dénoncer ce qui ne va pas. Une presse libre, c’est celle qui dénonce, mais c’est aussi celle qui reconnaît les bienfaits. Une presse libre, est une presse responsable. Comme quelqu’un l’a dit, la liberté, c’est la nécessité bien comprise. Lorsqu’elle n’est pas bien comprise, il n’y a pas de liberté. La liberté s’accompagne de responsabilité, et la presse guinéenne l’a prouvé’’, a-t-il exhorté.
Alpha.
