La vive tension qui a éclaté ce dimanche 30 novembre 2025, entre manifestants qui réclament la libération immédiate de leur leader et forces de défense et de la sécurité fait des grincements de dent dans la cité aurifère de Siguiri.
Si les jeunes manifestants et les forces de l’ordre faisaient le jeux de ping-pong sur les principales artères de la commune urbaine, certaines familles accusent les hommes en tenue de brigandage dans leurs lieux d’habitation ou de travail.
Hadja Ami Kanté affirme que les hommes en uniforme ont défoncé la porte de la bijouterie de son enfant et emporté plusieurs objets de valeur.
‘’Les militaires sont rentrés dans le quartier Kouroudakoro 1 ce soir, en pourchassant les jeunes. Les enfants s’étaient enfermés dans la bijouterie en face de chez nous. Ils ont défoncé la porte de devant, après un a cassé le vitre avec son pied et ils ont commencé à prendre les bijoux.
Celui qui vient fait rentrer sa main pour prendre ce qu’il veut. Une cliente était assise dehors, ils l’ont retiré son sac, elle nous a dit qu’elle avait deux millions de francs guinéens (2 000 000 Gnf) dans son sac. Les deux enfants qui étaient dans l’atelier sont partis avec un. Quand j’ai voulu m’opposer, ils m’ont menacé avec l’arme’’, a-t-elle témoigné.
De son côté, Amadou Oury Bah affirme avoir été agressé et volé par les agents en charge du maintien de l’ordre.
‘’Les gendarmes sont venus m’agresser vers 14h, on était assis devant ma boutique. Quand ils sont venus, nous sommes rentrés dans la cour, ils sont rentrés derrière nous, un d’entre eux m’a poignardé sur mon oreille et dépossédé 2 millions de francs guinéens’’, a-t-il déploré.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
