Après plusieurs jours de négociation entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation, autour du statut particulier des enseignants, le porte-parole des syndicats a annoncé une grève générale et illimitée, sur tout le territoire national. Cette décision prise sans consulter le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) a suscité de vives réactions au sein de la structure syndicale.
Interrogé ce dimanche 30 novembre 2025 par notre correspondant régional, le coordinateur du SLECG à N’Zérékoré a déploré la décision prise par l’intersyndicale. Dans sa déclaration, Amara Kadiatou Camara a rappelé que ces décisions prises sans consulter le SLECG, ne datent pas d’aujourd’hui. Par conséquent, sa fédération se désolidarise purement et simplement.
‘’Pour nous, la négociation continue. C’est pour vous dire qu’on a été surpris par l’annonce faite par M. Balamou. C’est à travers les réseaux sociaux qu’on a vu la décision sans pour autant consulter le SLECG. Le gouvernement nous a dit qu’il allait revenir le lundi pour qu’on discute autour de la signature du statut particulier. Donc, nous attendions ce jour. S’il n’y a pas d’issue favorable, il reviendra à la base de décider. S’il s’agit d’aller en grève, nous irons en grève, mais ça ne sera pas le lundi 1er décembre’’, a précisé Amara Kadiatou Camara.
‘’Moi, je ne vais jamais trahir mon institution, quelle que soient les circonstances. J’ai même pris langue avec notre président. Mais ce qui se passe est vraiment décevant. Parce que ce n’est pas la première fois que le SLECG se voit exclu des décisions du SNE dirigé par Pépé Balamou. Pourtant, il n’est pas important qu’on parte en rang dispersé, s’il s’agit d’un combat pour l’intérêt collectif. Mais depuis 2017, le SLECG a toujours été trahi. Et c’est regrettable. On devrait agir ensemble’’, a-t-il déploré.
Pour la réussite de cette mission, le syndicaliste invite le SNE à agir dans l’intérêt du l’intersyndicale de l’éducation.
‘’J’interpelle l’intersyndicale de revoir sa façon de prendre des décisions. Parce qu’il faut qu’on soit uni pour combattre ensemble. C’est ce qui fait la force de toute organisation. Parce que c’est une situation qui concerne les enseignants qui souffrent énormément. Le gouvernement, c’est un partenaire et il connaît la situation des enseignants. Et je demande humblement à notre instruction qui est le SLECG, de se mobiliser, à l’union sacrée, afin que nous puissions obtenir ce que nous avons demandé. Parce que je suis sûr que le gouvernement actuel est conscient de ce que nous traversons. Il pourra nous écouter et nous comprendre et je suis certain qu’il fera en sorte que nous soyons satisfaits’’, a-t-il lancé.
Depuis N’Zérékoré, JOB Béavogui, pour Lerevelateur224.com.
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