Après l’évaluation des candidatures déposées à la cour suprême pour la présidentielle du 28 décembreprochain, plusieurs partis politiques ont vu leurs dossiers par la plus haute juridiction du pays. Une actualité qui alimente la sphère politique guinéenne.
Ce dimanche 9 décembre 2025, lors d’un débat organisé par la structure AG FOUTI-LAFIDY qui se tient à Matoto, dans la commune du même nom, Joachim Baba Millimouno s’est exprimé sur le sujet. Cet ancien cadre de l’UFDG a salué la démarche de la Cour suprême.
‘’Franchement, je vous ai dit que si la Cours suprême a éliminé les autres prétendants pour n’en garder que neuf (9), c’est une bonne chose. La Cours suprême doit avoir des arguments irréfragables qui justifient le recalage de ces candidatures-là et leurs prétentions.
Nous attendons que ces différents prétendants disent qu’ils ne sont pas d’accord avec le recalage. Et comme ça, on va entrer dans le débat, on comprendra. Mais, pour l’instant, puisque, aucun d’eux n’a crié à la victime, ça veut dire qu’ils sont d’accord avec les arguments qui ont été développés par la Course Suprême, n’est-ce pas, à l’heure d’élimination.
Bon, mais, si aussi ça peut empêcher à ce que les gens viennent demain marchander avec le prochain candidat de votre président, qu’il en fasse un otage, parce qu’en général, c’est ça aussi. Si ça peut éviter qu’il y ait du marchandage, cela est mieux. Mais moi, ce qui me réjouit le plus, les neuf (9) candidats, en dehors de Dr. Faya, il n’y a pas d’ancienne classe politique’’, a-t-il réagi.
Poursuivant, Joachim Baba Millimouno flingue certains leaders politiques comme Abé Sylla et Bouna Keïta.
‘’Abé Sylla, moi, je pense même que c’est le type de candidat qui devait être éliminé. Mais attendez, vous voyez un Guinéen, des Guinéens comme vous, élire un Bouna, il va aller parler d’économie où, avec qui ? Il va parler de loi avec qui ? Non, attendez, il faut qu’on se prenne au sérieux ici. On me dira qu’il ne suffit pas d’être un lettré pour être un chef. D’accord, mais pas un chef à ce niveau quand même.
La présidence de la République, écoutez, des gens qui n’ont pas le BEPC, qui n’ont pas le baccalauréat, qui veulent être président de la Guinée, ça, c’est passé. C’est pas pour nous ramener en arrière, honnêtement’’, assure-t-il.
Étant membre fondateur de la Convergence Républicaine, M. Millimouno pense ces rejets pourraient faciliter le choix de candidat aux votants le jour du scrutin.
‘’Aujourd’hui, nous sommes à une époque du pragmatisme. C’est ça. Essayons d’avancer. On a neuf (9) candidats. Moi, je pense que c’est très bien comme ça. On a épuré et ça va faciliter les choix d’ailleurs. Si on a une vingtaine, ça complique les choix. Mais là, on a neuf. Vraiment, ça aide.
Pour le reste, je vais vous décevoir. Vous savez que je suis à la base, avec certains amis, de la création et de la convergence. Si nous avons créé la convergence républicaine, c’est pour faire gagner Mamadou Doumbouya. Mais nous ne voulons pas seulement qu’il gagne, nous voulons qu’il gagne de la valeur et de manière. Et de quelle manière ? C’est de faire en sorte que sa victoire, avant même le 28 décembre, soit vu par tous, par ses opposants, par la communauté internationale, par ceux qui le détestent et par ceux qui l’aiment’’, a martelé l’ancien coordinateur de la Cellule de communication de l’UFDG.
Dédé Morikè KABA, pour Lerevelateur224.com.
