La mairie de Boké a instauré une nouvelle mesure fiscale qui fait déjà grincer des dents. Désormais, tous les commerçants installés le long de la Route Nationale N°3 (RN3), ainsi que dans plusieurs quartiers de la commune urbaine, devront s’acquitter d’une caution mensuelle de 30 000 francs guinéens (GNF).
Selon les autorités locales, cette taxe a pour objectif, de renforcer les ressources financières communales et de soutenir les efforts d’assainissement dans la ville. Une décision que beaucoup de commerçants jugent cependant injuste et difficile à supporter, dans le contexte économique actuel.
Au marché Koulifanya, la grogne est palpable. ‘’Nous payons déjà beaucoup de taxes, d’impôts et d’autres contributions. En plus, nous versons chaque mois 20 000 GNF à la PME chargée de l’assainissement. Nous ne pouvons pas payer encore 30 000 de plus’’, déplore Abdoulaye Diallo, commerçant rencontré sur place.
Face à ces critiques, Aboubacar N’Diaye, président de la délégation spéciale de Boké, assume pleinement la mesure. Selon lui, il s’agit d’un moyen nécessaire pour faire face aux défis de l’insalubrité qui gangrènent la ville.
‘’Cette initiative vise à couvrir les frais liés à la gestion des ordures et à améliorer l’assainissement de Boké. Ces taxes sont obligatoires. Nous mènerons des séances de sensibilisation, mais en cas de refus, nous serons amenés à saisir la police’’, a-t-il averti.
Entre volonté d’assainir la ville et crainte d’alourdir la charge des commerçants, la mesure divise. Tandis que la mairie parle d’un effort collectif pour un cadre de vie plus sain, de nombreux acteurs économiques y voient une pression fiscale supplémentaire, risquant d’étouffer les petites activités déjà fragilisées.
Depuis Boké Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
