Dans cette merdique afrique là, il n’y a pas que les événements humoristiques de la côte d’Ivoire qui vous font rire jusqu’à oublier votre nom et prénoms.
Sans faux, certaines scènes politiques sont plus comique qu’un spectacle sans faille de Michael Gohou.
Les interminables élections aux résultats connus d’avance, nous offrent des présidents poltrons sans vision encore moins de conviction. En eux, aucune expertise leur permettant de bien mener les responsabilités présidentielles, et puisque très stérile en terme de résultat, la brutalité impitoyable de leurs citoyens devient leur seul et unique moins pour se maintenir au pouvoir. Nous ne parlons pas encore des monetisations politiques à outrance, ceci est une autre merde qui nous ronge depuis belle lurette.
Du Tchad au Cameroun, du Burkina Faso au Niger, de la Côte Ivoire en Guinée, du Mali en Guinée Equatoriale, du Congo au Gabon, la démocratie n’a vraiment pas bel refuge. Quasiment, partout dans cette afrique où ce mode de gouvernance politique fait sortir la tête, on lui coupe carrément la queue d’abord avant de lui écraser la cervelle, histoire de l’anéantir jusqu’à la moelle épinière.
Ici, dans cette même Afrique,on ne finira pas de le dire, ceux qui nous dirigent ou même ceux qui forcent de nous diriger, trouvent toujours leur qualification experte dans la manipulation éhontée de nos institutions au profit de leurs intérêts très personnels, en lieu et place de mettre celles-ci aux services utiles à tous.
Très pénible de se rendre compte que, dans ce cadre nos lendemains ne seront jamais meilleurs, nos espoirs pas que perdus mais assassinés.
Sur une terre où, la corruption a plus d’amis que d’ennemis, là où les détournements sont monnaie courante, là où la gabegie financière ne constitue pas de problème, sur une terre où on ne demande aucun compte à ceux nous dirigent, la vie meilleure ne peut être qu’un fou rêve. Et dans ce cadre, seul les plus bandits parmi nous, nous dirigeront. Il faut pas se leurrer, l’Afrique va du mal en pire.
C’est malheureusement l’indéniable réalité.
Par Mouhammad Yéro Guinéen
