La rentrée scolaire, prévue ce lundi sur toute l’étendue du territoire national, a bien eu lieu dans les écoles publiques et privées de la commune urbaine de Boké. Toutefois, un constat préoccupant s’impose : les élèves étaient très peu à répondre à l’appel.
Dans plusieurs établissements visités, les salles de classe sont restées quasi vides, malgré la présence effective des enseignants.

Au lycée Filira de Boké, Mady Dabo, le proviseur, dresse un premier bilan mitigé. ‘’La rentrée a été peu effective en ce sens que les professeurs ont répondu massivement, mais les élèves non. Aujourd’hui, nous avons reçu 203 élèves dont 64 filles, sur un effectif provisoire de 425. Cela signifie que nous sommes à environ 50 % de présence’’, déplore le proviseur.
À l’école primaire Gorèye, le directeur Thierno Mamadou Diallo alerte sur des manquements qui risquent de compromettre le bon déroulement des enseignements.

‘’J’ai une insuffisance notoire de tables-bancs et de manuels scolaires. Sans cela, l’apprentissage sera perturbé. Je sollicite l’aide urgente de la direction préfectorale de l’Éducation de Boké’’, a-t-il souligné.
Malgré le faible taux de fréquentation, quelques élèves motivés étaient bien présents en classe. Aïssatou Diallo, élève en terminale Sciences Mathématiques, prend la mesure de l’enjeu.

‘’Le Bac se prépare dès la rentrée. C’est pourquoi, j’ai décidé de venir dès le premier jour. Nous avons déjà eu deux cours aujourd’hui : chimie et philosophie. J’invite mes camarades à ne pas attendre la semaine prochaine. Le combat commence maintenant’’, a-t-elle lancé.
Hors micro, plusieurs parents rencontrés, évoquent des raisons économiques pour justifier l’absence de leurs enfants. Le non-achat des fournitures scolaires reste l’obstacle majeur, bien que la date de la rentrée ait été annoncée depuis plus d’un mois.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com
