À quelques semaines de la tenue du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre prochain sur toute l’étendue du territoire national, le paysage politique guinéen reste divisé.
Alors que l’opposition et plusieurs organisations de la société civile appellent à des manifestations dès le 5 septembre pour empêcher la tenue de ce referendum, les autorités du pays ont décidé de suspendre trois grandes formations politiques pour une durée de trois mois. Une décision qui alimente la crainte d’empêcher ses partis politiques de participer à ce referendum.
Invité ce mardi 26 août sur les ondes de RFI, Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des Forces sociales de Guinée, n’a pas mâché ses mots.
‘’C’est clair ! Nous savons aujourd’hui que c’est un processus de tâtonnement qui est en cours. C’est un processus de tâtonnement. Ce n’est pas une aventure de retour à l’ordre constitutionnel, mais une aventure irréaliste de confiscation du pouvoir. C’est une aventure de conservation du pouvoir qui ne pourra pas marcher’’, a-t-il déclaré, dénonçant une « dynamique » imposée par le régime et contraire, selon lui, à l’intérêt national.
‘’J’en appelle à la responsabilité et au bon sens et au patriotisme de ceux qui s’évertuent à engager le pays dans cette dynamique, à faire le recul et à avoir raison gardée’’ ,a-t-il interpellé.
Pour Abdoul Sacko, la perspective d’un retour à l’ordre constitutionnel ne saurait être en soi une bonne nouvelle, si elle se fait au prix d’un recul démocratique.
‘’Le retour à l’ordre constitutionnel ne peut pas se concevoir contre les principes et les valeurs démocratiques’’, a-t-il insisté.
Pour clore son intervention, il lance une invite. ‘’Et là, j’en appelle aux partenaires aussi. Il ne faut pas qu’on ferme les yeux. Il ne faut pas cautionner ce bâillonnement de la démocratie’’, a-t-il invité.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
