Dans une décision rendue publique, le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation (MATD), a suspendu pour 90 jours, trois partis politiques dont l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, en exil depuis plus de trois ans. Ce, à l’orée du référendum constitutionnel programmé pour le 21 Septembre prochain.
Cette décision suscite déjà de vives réactions au sein des partis concernés. A N’Zérékoré, le chargé aux affaires électorales de l’UFDG, rencontré par notre correspondant régional celmardi 26 août 2025, a livré ses sentiments. Il pense que cette fois-ci, le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation est en train de se noyer dans son propre piège.
‘’On a programmé plus de deux fois le congrès du parti, sur lequel, ils avaient émis des réserves contre notre parti. Et ce sont les mêmes qui sont revenus pour nous dire de sursoir au congrès. Et si, ce sont les mêmes qui reviennent pour dire qu’on nous sanctionne parce qu’on n’a pas organisé notre congrès, je trouve que c’est purement contradictoire’’, a dénoncé Mamadou Maladho Diaouné.
Et d’ajouter : ‘’Alors, que le ministère nous dise réellement qu’est-ce qu’il veut. Comme ça, on se soumet ; et deuxièmement, ce document, nous l’avons vu sur les réseaux sociaux au même titre que vous journalistes. Je crois que c’est récemment que l’explication a été faite. Et vous constaterez avec moi qu’il y a tellement d’anomalies et de contradictions dans la démarche du MATD autour de l’UFDG, qu’eux-mêmes, ils se noient dans leur propre piège. Pour être plus clair, nous rejetons cette injonction du ministère de l’administration du territoire, parce que tout simplement, dans la première décision sous des menaces qu’ils ont envoyées, nous avons saisi la Cour suprême pour abus de pouvoir et cette affaire a été débattue le jeudi dernier en procès. On attendait que la Cour se prononce autour de ça pour pouvoir continuer. Mais le parti a jugé nécessaire de se soumettre à la décision judiciaire, parce que c’est elle qui prime dans de telle condition’’, a déclaré le chargé aux affaires électorales de l’UFDG.
Il a ensuite mentionné que ce n’est pas la première fois que le parti soit en face d’une telle situation. ‘’C’est le quotidien du parti il y a de cela 4 ans dans notre pays. Toutes les libertés publiques sont systématiquement bafouées : la presse, qui représente la population, ses médias ont été fermés. Donc, le dernier recours qu’ils (les dirigeants) veulent tenter, c’est avec les partis politiques. Et tout simplement, parce que l’UFDG est un grand parti qui est en train de mobiliser sur l’ensemble du territoire national.’’
Par ailleurs, le chargé aux affaires électorales du parti de Cellou Dalein Diallo à N’Zérékoré, a réaffirmé son engagement, son attachement au soutien de leur président pour continuer le combat.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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