Une vive altercation a eu lieu ce mardi 12 août 2025, au niveau d’un barrage entre des agents de la gendarmerie routière de Kissidougou et deux citoyens du district de Dembayara, relevant de la sous-préfecture de Fermessadou Pombô, située à 10 km de la commune urbaine.

Ce nouvel incident impliquant des éléments de la gendarmerie routière s’est produit au niveau du barrage des gendarmes installé sur une route secondaire communément appelée « la route de Bèrèndou », qui relie la commune urbaine de Kissidougou à plusieurs autres localités de la préfecture.
A la suite de cette altercation, une femme accuse les gendarmes de l’avoir administrée des coups après l’avoir fait tomber avec sa moto, provoquant selon elle, une blessure au niveau d’une de ses jambes. La victime, dame Koulako Diarré, revient sur sa mésaventure.

‘’Je réside à Dembayara avec mon mari. Mais chaque mardi, je me rends dans la commune urbaine pour faire des achats, parce que les mardis, c’est le jour du marché hebdomadaire de la commune urbaine de Kissidougou. Alors, ce matin, je venais tranquillement en ville sur ma moto avec un membre de ma famille. Arrivés au niveau du barrage, on s’est arrêtés et les gendarmes nous ont demandés les documents de la moto. Mais pendant que mon compagnon tentait de les convaincre, un gendarme est venu retirer la clé de ma moto et il m’a demandé d’enlever la moto sur la chaussée. Je lui ai demandé de me remettre la clé afin d’allumer la moto et quitter sur la chaussée, mais il a refusé catégoriquement. Moi aussi, je lui ai dit que je suis une femme et que je n’ai pas suffisamment de maîtrise pour manipuler une moto qui n’est pas en marche.
C’est en ce moment qu’il est venu me pousser violemment alors que j’étais assise sur la moto. Je suis tombée et ma jambe était sur l’échappement, ça m’a brûlé et j’ai ressenti la douleur. Quand je me suis levée, j’étais furieuse, moi aussi je l’ai pris au collet. Tous les trois gendarmes là étaient venus maintenant contre moi seule et celui qui était leur chef m’a donné un coup, c’est ainsi que mon compagnon est intervenu pour me protéger’’, a-t-elle relaté.
De leur côté, les responsables de la gendarmerie routière qualifient cette version de la dame de mensongère. Ils parlent plutôt d’outrage à agent. Lieutenant Lamine Théa, commandant adjoint de la gendarmerie routière de Kissidougou, a livré leur version au micro de notre correspondant régional.

‘’Effectivement, aux environs de 11 heures, le chef de poste qui se trouve au niveau du barrage de Bèrèndou m’avait appelé pour me parler du comportement d’une femme qui était accompagnée d’un jeune homme. Quand nos agents ont demandé le document, le jeune homme a directement répondu qu’il est enseignant ; donc, qu’il ne peut pas donner les documents aux agents. Face à leur refus de fournir les dossiers, les agents ont demandé d’enlever la moto sur la route, mais ils ont refusé. C’est quand ces derniers ont voulu déplacer la moto pour libérer l’unique passage, que la dame a commencé à insulter et les agents ont enregistré sa voix, l’audio est disponible. Et pire, cette dame a même saisi un agent au collet déchirant son T-shirt. Donc, pour le moment, nous avons saisi sa moto qui se trouve maintenant à la fourrière et elle doit être verbalisée pour outrage à agent, car nul n’est au dessus de la loi. Pour le moment, nous avons confié le dossier à un OJP, pour les enquêtes’’, s’est-il défendu.
Plus loin, l’officier de la gendarmerie routière déplore les comportements de certains citoyens. ‘’Vous savez, nos agents souffrent beaucoup sur le terrain. Ils sont victimes des injures, de trafic d’influence, parce que tout simplement, les gens qui ne sont pas à jour n’aiment pas du tout le contrôle. Les citoyens doivent comprendre que le contrôle est fait pour tout le monde. On ne peut pas contrôler les maçons, les menuisiers ou les paysans et laisser les fonctionnaires’’, a-t-il ajouté.
Aux dernières nouvelles, la dame qui se dit victime de violence de la part des gendarmes, a décidé de porter plainte contre les agents incriminés pour coups et blessures.
Affaire à suivre !
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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