La Guinée se dirige vers l’adoption d’une nouvelle fondamentale, dont le projet – déjà promulgué et publié au Journal officiel de la République – fait l’objet de vulgarisation sur l’ensemble du territoire national. Le scrutin référendaire est programmé au 21 septembre 2025.
C’est la troisième constitution à être proposée aux Guinéens après celles de 2010 et 2020, en seulement moins de 16 ans. En dépit de la qualité des textes, le pays peine à ancrer une culture de démocratie et d’alternance. De ce fait, Lah Robert Bamba, président du Parti des Guinéens pour la Démocratie et Coordinateur National du Collectif des Partis pour l’Alternance, estime que la Guinée n’a jamais été confrontée à un problème de textes, mais plutôt d’hommes intègres et honnêtes.
‘’Les textes en Afrique, précisément en Guinée, surtout en Guinée, ont toujours été de beaux textes, des textes qui ont toujours pris en compte les aspirations du peuple. Mais le problème, en fait, ce ne sont pas les textes. Même la constitution de 2010, la constitution de 2020, c’était des beaux textes. Mais le problème, ce sont les hommes. Ce sont les hommes qui doivent incarner ces textes, ce sont les hommes qui doivent respecter ces textes et les problèmes sont à ce niveau.
Donc, tant que nous n’aurons pas de responsables qui ont une intégrité morale irréprochable, tant qu’on n’aura pas de leaders dignes, qui ont une certaine dignité, qui respectent leur dignité pour faire respecter nos textes, pour respecter eux-mêmes les textes et les faire respecter, tant qu’on n’aura pas ces hommes-là, vraiment, on ne peut pas parler du respect des principes démocratiques’’, a-t-il argué.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
