Longtemps attendu, le projet de constitution a finalement été rendu public par les autorités de la transition. Après réception, la présidence de la République a levé le coin du voile sur le contenu de ce texte de loi fondamentale. Certaines dispositions suscitent toutefois la controverse.
En Guinée, certaines dispositions du projet de constitution suscite des interrogations, voire même de la controverse chez bon nombre de citoyens. C’est le cas de Salif Sylla, acteur de la société civile de Kindia. Selon lui, certaines dispositions de ce projet de nouvelle constitution devraient corriger des imperfections.
‘’C’est pas une mauvaise nouvelle pour moi, mais ça peut aussi l’être dans la mesure où, si ça ne répond pas aux aspirations et aux réalités du pays. Donc, la nouvelle constitution doit corriger les imperfections dans le pays. Quand moi je vois une constitution comme ça, qui donne vraiment la main libre à un président en exercice, c’est vraiment des inquiétudes à corriger, parce qu’il peut faire des bavures, après, il quitte. Mais qui va endosser les conséquences ? Ce sont les pauvres citoyens qui vont endosser cela’’, a-t-il analysé.
Concernant le changement du mandat présidentiel qui passe de 5 à 7 ans renouvelable une fois, cet acteur de la société civile pense qu’il doit y avoir des garde-fous pour stopper le président en exercice en cas de bavure.
‘’Je peux comprendre que tu fasses 7 ans et qu’on te dise encore de renouveler ; donc, tu fais 14 ans. Ça veut dire qu’on va consommer, si toutefois tu fais une mauvaise gestion, le pays va accepter tes bavures là pendant 14 ans et moi je pense que même s’il faut partir sur cette lancée, mais il faut mettre aussi les barrières qui peuvent aussi empêcher le président de ne pas aller jusqu’à 14 ans. Il faut qu’il y ait des articles qui stoppent le président pendant son exercice. Donc, si cette fenêtre n’est pas ouverte, ça veut dire que nous sommes condamné à mort’’, a estimé Salif Sylla, qui exhorte le président de la transition, le General Mamadi Doumbouya de prendre en compte les préoccupations de la population.
‘’On a vu dans nos régions que les membres du CNT sont partis pour les consultations. Je peux même dire que ce n’est même pas une consultation, parce que une ou deux personnes ne peuvent pas se retrouver dans une salle pour dire qu’ils sont en train de faire la consultation, c’est pas possible. Le président de la transition, même s’il n’a pas trop vécu en Guinée, mais il est guinéen, il doit écouter le pauvre citoyen, c’est le plus important. La constitution doit répondre aux besoins des citoyens les plus pauvres, les plus démunis’’, a-t-il lancé.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
