La décision de la justice guinéenne, rendue sous la transition dirigée par le CNRD, ordonnant la réintégration de M. Ousmane Gaoual Diallo au sein de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), suscite incompréhension et inquiétude. Derrière son apparente neutralité juridique, cette décision semble ignorer des faits incontestables et une réalité politique que nul ne peut effacer.
Il est donc essentiel, face à cette tentative de brouillage des repères, de revenir sur les raisons profondes, documentées et légitimes qui ont conduit à son exclusion du Parti.
1. Une absence prolongée, un désengagement total
Depuis sa libération conditionnelle en juillet 2021 jusqu’à son exclusion en mai 2022, Ousmane Gaoual Diallo s’est totalement désengagé des activités du Parti. Il n’a assisté à aucune réunion du Conseil politique, du Bureau exécutif ou de la Cellule de communication qu’il dirigeait pourtant.
Ce silence prolongé, non justifié, a été interprété comme une rupture volontaire de ses engagements, en violation de ses responsabilités statutaires.
2. Des critiques publiques et systématiques contre le Parti
Plutôt que de porter ses désaccords en interne, conformément à l’article 10 des statuts, Ousmane Gaoual Diallo a multiplié les attaques publiques contre l’UFDG dans les médias, tout en continuant à s’en réclamer. Cette double posture a sérieusement nuit à la cohésion et à l’image du Parti.
Or, l’article 12 impose à tout membre le devoir de défendre les décisions du Parti, et l’article 48 du règlement intérieur oblige tout responsable à en respecter la ligne politique. Ces règles ont été clairement violées.
3. Un positionnement politique contraire aux valeurs du Parti
Alors que l’UFDG dénonçait les dérives du régime militaire, fermeture de radios, arrestations arbitraires, tentatives de confiscation du pouvoir, Ousmane Gaoual Diallo, en tant que Porte-parole du gouvernement, s’est systématiquement rangé du côté du CNRD.
Cette posture en opposition frontale avec celle de son Parti marque une rupture politique irréversible, rendant toute cohabitation impossible.
4. Une exclusion conforme aux textes du Parti
Face à la gravité et à la répétition des faits, l’UFDG a agi conformément à ses règles. Le Conseil politique, sur la base de l’article 50 du règlement intérieur, a prononcé l’exclusion de M. Diallo le 31 mai 2022. Cette décision a été publique, motivée et pleinement justifiée.
5. Une décision judiciaire contestable
La justice, en invalidant cette décision interne, semble s’immiscer dans le fonctionnement d’un parti politique en pleine restructuration. Or, le respect de la discipline interne est un fondement essentiel de toute organisation. Cette décision ne peut, ni politiquement ni moralement, effacer les violations graves constatées.
6. En conclusion
La politique repose sur des engagements, des responsabilités et des règles claires. Ousmane Gaoual Diallo a rompu avec ces principes. L’UFDG n’a fait que tirer les conséquences d’un choix personnel et politique.
Quelle que soit la lecture juridique imposée dans un contexte particulier, les faits demeurent, clairs et incontestables.
Respecter les règles, c’est respecter l’engagement collectif.
Abdoul Karim Diallo,
Ex Fédéral UFDG-UK
