L’ancien ministre du Commerce, de l’industrie et des PME, par ailleurs membre du bureau politique du RPG Arc-en-ciel, s’est prononcé ce lundi 12 mai 2025, sur le classement de Reporters Sans Frontières, plaçant la Guinée à la 103ème place sur 180 pays, soit une chute de 25 places.
Pour Marc Yombouno, Reporters sans frontières a été plutôt indulgent envers la Guinée. À l’en croire, au regard des nombreuses violations de la liberté de la presse, la Guinée devrait être moins classée que cela.
‘’Ça, c’est même un bon classement pour la Guinée. Quand on voit ce que la presse a subi en Guinée, on devait être plus rétrogradé que ça’’, a-t-il estimé.
Poursuivant, il ajoute que malgré les nombreuses critiques que la presse faisait au temps d’Alpha Condé, ce dernier n’a jamais daigné fermer un média.
‘’Qu’est-ce qu’on n’a pas dit sur le Pr. Alpha Condé ? Mais un jour, il ne s’est pas levé pour fermer ou bien suspendre une presse. Les suspensions qui se sont passées, c’était technique, c’était administratif et ça a été levé lorsque les formalités ont été réglées. Ça ne s’est jamais fait. Mais, avec ceux qui sont venus pour dire qu’on est venus balayer, qu’on est venus corriger, qu’on est venus refonder, très tôt vous avez vu, les grandes presses qui faisaient maintenant la renommée, je ne vais pas faire de la publicité de la Guinée, mais qui concurrençaient maintenant les grandes presses africaines, pourquoi pas les internationales, ont été fermées. Avec pour conséquence : plus de 1500 jeunes conduits au chômage. Il y en a qui avaient un avenir, qui se préparaient à se marier, d’autres avaient beaucoup de projets, mais aujourd’hui, tout est tombé dans l’eau.
Au-delà de ça, vous avez vu des arrestations, le cas malheureux de votre collègue Marouane qui est une parfaite illustration. C’est regrettable, on ne sait pas jusqu’à présent où il est. Et donc, nous compatissons à ce que la presse subit. Nous, notre gouvernance, quelles que soient les critiques, on n’a jamais osé faire du mal à la presse, parce que c’est un ingrédient à la démocratie. Un politique ou bien un dirigeant d’une nation qui refuse d’écouter le contraire de ce qu’il pense, c’est qu’il ne veut pas avancer. C’est la presse, souvent, qui est la voix des sans voix, qui porte la parole qui n’est pas prononcée par ceux qui n’osent pas. Mais si aujourd’hui, on musèle tous ces aspects-là, c’est dommageable vraiment à la démocratie’’, a-t-il déploré.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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