En séjour dans la préfecture de Yomou depuis la semaine dernière, dans le cadre de l’appui des autorités locales pour la sensibilisation auprès des communautés sur le recensement biométrique, le directeur général de la pharmacie centrale de Guinée, a visité plusieurs postes et centres de santé de cette préfecture. Au centre de santé de la sous-préfecture de Péla, le constat est alarmant.

Le chef du centre qui a d’ailleurs salué cette visite inopinée du premier patron de la pharmacie centrale de Guinée, a mis l’occasion à profit pour égrainer leurs préoccupations majeures.
‘’Le recrutement qui vient de passer, nous avions 27 stagiaires ici. Mais aucune personne n’a été recrutée. Aucune ! Et nous les titulaires qui sommes là, étions au nombre de 15 agents. Mais sur les 15, les autres ont été affectés ailleurs. Donc, il est resté 6 agents seulement. Et sur cet effectif, il y a un d’entre nous qui doit bientôt aller à la retraite. Au centre de santé, nous resterons que 3 agents, et les 6 postes de santé seront gérés par les stagiaires. Franchement, nous souffrons amèrement ici.
Quand vous voyez le bâtiment, c’est construit à l’image d’un poste de santé. Ce sont des petites chambres. Les services sont confondus malgré que c’est restreint. Dans la salle de soin, il n’y a que deux lits. Et quand ces lits sont occupés, nous sommes obligés de soigner les autres patients dehors et en présence même des visiteurs. Le bloc opératoire n’est pas du tout adéquat’’, s’est lamenté Akoï BEAVOGUI, en souhaitant que le gouvernement les aide à engager certains stagiaires, afin de combler le manque de personnel soignant.
Le directeur général de la pharmacie centrale de Guinée, a, en réplique, rassuré de remonter ces plaidoyers à son ministre de tutelle.
‘’C’est un constat un peu durable et difficile à vivre. Ce n’est pas seulement dans la préfecture de Yomou, c’est un peu partout dans le pays, le constat est réel. Et c’est pourquoi, le recrutement passé, le ministère avait demandé auprès des autorités, de nous aider au moins à avoir 12.000 agents de santé. Ce, sur la base de l’expression des besoins même remontés. Mais vous voyez dans la globalité pour tout le pays, on a pris que 10.000 et quelques. Donc, vous comprendrez que nos besoins dépassent en terme de recrutement. Quelques requêtes sont encore en cours. Les dispositions sont en train d’être prises pour vraiment faire en sorte que ce besoin criard puisse au moins être résolu ne ce reste que, à 50%.
Ces plaidoyers-là aussi, je vais faire auprès de mon ministre. Heureusement que j’ai été ici, j’ai vu le centre, les travailleurs et également les conditions de travail. Je vais lui rendre compte et je crois que ça va encore l’emmener davantage à prendre des dispositions qu’il faut pour améliorer les conditions’’, a promis Dr Labila Sagno.

Faut-il préciser que dans cette même commune rurale, un poste de santé avait été fermé par le ministre de la santé, à cause de son état indescriptible.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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