Une jeune dame âgée de 18 ans, mère d’un bébé de 2 mois et quelques jours, a été victime de viol et de violence le mardi 22 avril 2025 à Niandou, un district relevant de la sous-préfecture de Gbangbadou, localisée à 15 kilomètres de la commune urbaine de Kissidougou.
Le présumé auteur de ces actes de viol et de violence serait un bouvier malien qui a pris la fuite après sa forfaiture et il est activement recherché par la communauté et les éléments de la gendarmerie. Quant à Hélène Mano la victime, elle se trouve actuellement au compte de l’hôpital préfectoral de Kissidougou, pour un suivi médical, alors qu’elle avait suivi un traitement préalable au dispensaire de Niandou.
Sur les circonstances de ce viol, Joseph Mansaré, président du conseil de district de Niandou, précise. ‘’D’abord, je précise que le viol s’est produit à Yalanké, un des secteurs de Niandou. Selon les explications de la victime, elle s’était rendue au champs le mardi passé avec son bébé en compagnie de son beau-frère, son mari étant absent. Après quelques heures de travail, son beau-frère a demandé qu’il rentre au village et la dame quant à elle avait préféré rester un peu au champs pour continuer le travail, car elle estimait qu’il était trop tôt d’arrêter le travail. Alors, étant seule au champs avec son bébé après le départ de son beau-frère, ce bouvier malien est sorti de nulle part pour s’attaquer à elle. Ce dernier l’aurait violemment frappé d’abord avant de la violer par la suite devant son bébé de 2 mois. Elle aurait crié au secours, mais il n’y avait personne dans les parages. Elle dit que ce dernier portait un boucle sur une de ses oreilles.
Quand le violeur était reparti, la femme a pris le chemin du village en pleurant et c’est ainsi qu’elle a été aperçue par un monsieur qui récoltait les palmistes et ce dernier s’était retourné avec elle sur les lieux, mais ils n’avaient pas retrouvé le bouvier en question. Elle est alors rentrée au village et elle a fait la déclaration’’, a-t-il raconté.

Plus loin, le président de district raconte comment le beau-frère de la victime a failli attraper le présumé violeur. ‘’Après la déclaration de la dame victime de viol avec toutes les descriptions possibles de son violeur, son beau-frère furieux et révolté, s’est rendu nuitamment à un endroit où les bouviers ont l’habitude de se regrouper. Muni de sa torche, il les a retrouvés quelque part dans la brousse. Mais dès qu’il est apparu, il y a un des bouviers qui a pris la fuite. Ce dernier jouait la Cora. Alors, il l’a poursuivi jusqu’au niveau d’un fleuve, mais le bouvier avait vite traversé ce fleuve et s’était échappé tout en abandonnant ses chaussures. Le monsieur a ramassé les chaussures et il s’est retourné vers les autres bouviers qui n’avaient pas fui. Quand il leur a demandé qui était responsable du viol sur la nourrice, il y avait un bouvier qui avait témoigné que c’est le fugitif là qui en était l’auteur. Ce dernier est actuellement entre les mains de la gendarmerie pour la suite des enquêtes. Tous ces bouviers travaillent pour un certain Aboubacar Diakité, c’est leur patron’’, a-t-il relaté.
Toutefois, le Président de district de Niandou n’a pas manqué d’interpeller les autorités sur la nature belliqueuse de la cohabitation des paysans avec ces bouviers maliens.
‘’Nous souffrons énormément à cause de la présence de ces bouviers qui nous agressent, qui nous menacent, qui détruisent nos terres cultivables et nos cultures et qui commencent à violer nos femmes et nos filles. Chaque jour, c’est des problèmes. Tout récemment, dans la localité de Fédou Kountaly, un jeune homme a été victime de taillade à l’aide d’un coupe-coupe de la part d’un bouvier malien. Il a été grièvement blessé. Même ce matin, il y avait une altercation entre ces maliens et deux de nos sages qui se disent être victimes des injures provenant des bouviers. On ne veut pas se rendre justice, c’est pourquoi, nous demandons à l’État de nous sécuriser, car nous ne comptons que sur les activités agricoles pour vivre. On en a marre de la présence des bouviers maliens dans notre communauté’’, a-t-il interpellé.
Les tensions nées de la difficile cohabitation entre les bouviers maliens et les communautés villageoises deviennent récurrentes à Kissidougou et cela à quelques jours de la date butoir pour le départ de tous les éleveurs transhumants en provenance du Mali prévue pour le 02 mai 2025.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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