L’historique de ce centre médical remonte dans les années 2021, date à laquelle, les fils du terroir ont essayé de découvrir ces infrastructures de Médecin Sans Frontière, qui étaient complètement en pleine brousse. Du coup, ils ont sollicité auprès des autorités administratives et ministérielles, de leur céder ces infrastructures dans le but d’en faire un centre médico-chirurgical de proximité.
De nos jours, ce centre qui est la référence des citoyens de la localité, fait face à d’énormes difficultés. Il s’agit notamment de la prise en charge du personnel et du manque d’ambulance pour l’évacuation des cas urgents vers les hôpitaux de qualité.

‘’Nous avons opté de venir travailler ici pour servir nos citoyens. Et depuis lors, nous recevons assez de patients venant surtout des districts lointains. Et ces cas sont majoritairement de la césarienne. Mais dans ces derniers temps, nous sommes confrontés à d’énormes difficultés. Nous enregistrons des pertes de vies humaines qui sont souvent causées par le manque de moyens. Parce que, quand nos expériences se limitent, nous avons l’obligation d’évacuer le malade. Mais dans cette procédure, il arrive que la personne rende l’âme en cours de route à cause du mauvais état de nos routes. D’ici Lola, ce n’est pas distant, mais impraticable. C’est pourquoi, les gens sont obligés de passer par Gouécké pour N’Zérékoré. Et si c’est très urgent, ça devient compliqué, parce que c’est coûteux, mais aussi trop distant’’, a déploré N’Yankoye Kourouma, médecin chef du centre, avant de lancer une invite à l’Etat et aux personnes de bonne volonté.
‘’Nous demandons à l’Etat et aux personnes de bonne volonté de nous aider à avoir même une ambulance pour nous faciliter l’évacuation des cas d’urgences. En plus, nous avons besoin d’augmenter nos compétences. Donc, il faut que le gouvernement et ses partenaires nous appuient en ce qui concerne les formations. Des formations complémentaires par rapport à une acquisition de compétence, surtout des cas de chirurgie qui sont très récurrents’’, a-t-il plaidé.
Selon le directeur dudit centre, les difficultés que fait face ce point de référence sanitaire, sont en partie liées à l’impact direct de la plantation bananière qui était le support financier, dévastée par les œufs.
‘’Ce centre médical était soutenu par la plantation bananière qu’on avait créé grâce à l’appui des partenaires Suisse et Allemand. Cette plantation nous donnait 5 tonnes par mois. C’est dans ça qu’on arrivait à payer le personnel, si nos recettes sont insuffisantes. Mais voilà que cette plantation a été dévastée par des bœufs en divagation. Aujourd’hui, on est incapable de gérer la masse salariale des travailleurs’’, a fait savoir Pierre Haba, avant lui aussi de solliciter l’aide du gouvernement et de ses partenaires.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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