Depuis un certain temps, nous assistons à des cas de tortures infligées à des personnes suspectées de vols un peu partout à travers le pays. Une actualité d’ailleurs en vogue sur les réseaux sociaux. Des images de ces scènes sont distillées et dès fois insoutenables, atteignant ainsi leurs droits les plus élémentaires.
Pour lutter contre ce phénomène qui monte en flèche dans le pays, les autorités judiciaires sont montées au créneau, précisant que ces pratiques sont des faits prévus et punis par les lois guinéennes. S’exprimant sur le sujet, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, fait savoir que dans un État de droit comme le nôtre, nul n’a le droit de se rendre justice.
‘’Personne n’a le droit de se rendre justice. Si vous estimez que, un citoyen a commis une infraction, vous avez le droit de vous adresser aux autorités judiciaires ou même administratives. Aucun guinéen n’a le droit d’attacher un autre pour quelques raisons que se soient. Ça, c’est interdit par le code pénal.
Vous traitez quelqu’un d’une certaine manière, si la personne arrive à mourir, vous venez, on va vous juger pour crime, vous allez être condamné au minimum à 10 ans de prison. Maintenant, vous allez voir le voleur dehors et vous la victime, vous êtes en train de purger une peine de 10 ans. Mais c’est contradictoire, c’est votre propre colère qui vous a mis dans des problèmes et ce voleur là si vous l’amener au tribunal, il peut même être condamné avec sursis’’, a prévenu Damou Camara.
Pour le magistrat, il est primordial de faire parfois recours à la justice, afin d’ouvrir des enquêtes. ‘’Quand une personne est en conflit avec la loi, que ça soit des faits correctionnels ou criminels, il y a toujours la présomption d’innocence. On peut penser que c’est lui le voleur, mais il ne l’est pas. Tant qu’une juridiction compétente ne déclare pas la personne coupable de ces faits là, ce sont des présumés auteurs. C’est pourquoi, nous on dit des présumés auteurs. On doute que c’est lui qui aurait volé, il faut attendre qu’une enquête soit menée et qu’on dise effectivement que c’est lui, et puis, la sanction qu’il mérite conformément aux lois guinéennes, on l’inflige ça’’, a interpellé le procureur Damou Camara.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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