L’occupation anarchique des emprises de la route refait surface dans le grand marché de la commune urbaine de Kindia. C’est le cas au niveau de l’axe sens interdit par exemple, où les femmes vendeuses prennent d’assaut la voirie. Cette situation n’est pas sans conséquence sur la circulation des engins roulants. Des conducteurs de motos-taxis qui se sont confiés à notre correspondant régional le samedi 8 mars 2025, ont interpellé les autorités.

Pour certaines femmes, c’est le manque de place qui leur pousse à s’assoir sur la route, afin de revendre leurs marchandises et subvenir aux besoins quotidiens de leurs familles. C’est du moins ce qu’affirme Aminata Sylla, une vendeuse interrogée au grand marché de la commune urbaine de Kindia.
‘’On n’a pas de place. C’est pourquoi, nous sommes assises ici au bord de la route pour chercher de quoi nourrir nos enfants. Là où nous sommes, ça nous fait peur aussi de rester là, parce que les engins roulants passent imprudemment. Vraiment, nous sommes exposées à un grand danger et également nous sommes assises sous le chaud soleil. Donc, nous demandons à l’Etat de nous venir en aide, pour avoir de bonnes places pour revendre, afin de subvenir à nos besoins quotidiens et à ceux de nos familles’’, a-t-elle expliqué.

Pour Ibrahima Sory Sylla, conducteur de moto-taxi, cette occupation anarchique de la voirie, exposent les détenteurs d’engins roulants à plusieurs risques.
‘’Les vendeuses qui sont assises sur la chaussée nous fatigue beaucoup. Vraiment, ce n’est pas facile de circuler sur ce tronçon de sens interdit, car il y a beaucoup d’embouteillages et trop de monde. Donc, si tu touches à leurs marchandises, elles vont commencer à te crier dessus et même si tu demandes pardon, dès fois, elles vont t’insulter. Et également, pour garer ici, c’est un autre problème. Vraiment, les autorités doivent nous aider à avoir un endroit où stationner’’, a déclaré Ibrahim Sory Sylla.

Cet autre conducteur de moto-taxi, lui aussi interpelle les autorités de revoir cette situation, afin que les femmes vendeuses quittent définitivement sur la route.
‘’Nous demandons aux autorités de chercher un endroit approprié pour ces femmes où elles peuvent bien s’installer et mieux revendre sans problème ni crainte pour permettre la fluidité de la circulation, pour le bonheur de tous. Parce que les passagers que nous transportons, il y a certains parmi eux qui partent loin’’, a interpellé Mohamed Camara.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
