Ils sont nombreux dans la commune urbaine de Boké, ces détenteurs d’engins roulant, en manque d’essence. Depuis plusieurs jours, le carburant se fait rare. Un long fil d’attente est formé devant la seule station-service qui sert dans la commune urbaine. Ce jeudi 16 janvier 2025, c’est le marché noir qui dicte ses lois. Les citoyens eux, appellent à l’aide pour une sortie de crise rapide.
Cette rupture de carburant dans les différentes stations-service de la commune urbaine de Boké, impacte négativement les activités quotidiennes des citoyens. Trouvé à la station-service sur sa moto, à la quête d’essence, Madani Barry a déploré cette crise à répétition.
‘’La crise de carburant commence à inquiéter les guinéens. Depuis plusieurs heures, je suis dans un fil d’attente. La seule station d’essence qui sert les citoyens ici, est devenue encombrant pour nous. Tu vas passer toute la journée, arrivé là-bas, c’est un ou deux litres qu’ils vont te servir. Ça n’arrange pas’’, a-t-il expliqué
Moïse Tolno est conducteur de mototaxi. Pour lui, cette crise affecte négativement son travail. ‘’Le litre au marché noir, on l’obtient à 20 mille ou 25 mille. Ça me pénalise personnellement. Je suis diplômé sans emploi, c’est en pratiquant le métier de mototaxi, que je parviens à me débrouiller. Mais avec les crises, parfois on perd deux à 3 jours comme ça, c’est énorme’’, s’est-il apitoyé sur son sort.
De son côté, Bakoly Loua, un autre conducteur de mototaxi, sollicite l’aide des autorités pour sortir la population de la crise. ‘’Au marché noir, ils nous arnaquent ici. Le litre est vendu selon la tête du client. Je demande au président de la transition de trouver une solution à ce problème. Une fois qu’il y a crise, tout le monde fait rentrer l’essence au marché noir’’, a-t-il déploré.
En moyen d’un mois, c’est la deuxième fois que les citoyens de Boké sont confrontés à un manque d’essence dans les stations-service. Comme pour dire que l’incendie du dépôt principal des hydrocarbures de Conakry continue encore de faire ses effets.
Toutefois, à la Direction Générale de la Société nationale des Pétroles, on dément toute crise de carburant et rassure de la disponibilité de l’or noir dans le pays.
D’autres sources informent qu’aucune crise d’essence ne frappe le pays pour le moment. ‘’La SONAP dispose d’un seul quai pour décharger à la fois l’essence et le gasoil. Ainsi, lorsque le bateau transportant du gasoil est à quai, celui transportant de l’essence doit attendre. Une fois le déchargement du gasoil terminé, le bateau d’essence peut s’approcher à son tour. C’est ce processus d’alternance qui, parfois, engendre de légers retards. Mais, il n’y a pas de pénurie de carburant’’, a-t-on appris.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
