Ce mardi 07 janvier 2025, le procès opposant le parquet spécial à l’ex-Premier ministre du régime d’Alpha Condé, Dr. Ibrahima Kassory Fofana, poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, enrichissement illicite, corruption et complicité, s’est tenu par devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief). Le prévenu qui était attendu par devant la chambre, a brillé par son absence.
Les débats ont quand-même été houleux entre le parquet et la défense de Kassory Fofana, composée de Me. Dinah Sampil et Me Sidiki Bérété. C’était autour des trois requêtes déposées auprès de la cour par les avocats se la défense. Ce sont: la récusation de Lansana Soumah en tant que juge en charge du dossier et de l’assesseur Fodé Kadjaly Keita ; le transfert du dossier dans un autre tribunal et l’exception d’inconstitutionnalité.
Des requêtes que le procureur spécial près la CRIEF voit comme une manière pour la défense de faire traîner la procédure. Même si la défense réplique en dénonçant que le procureur se ‘’confond à l’institution’’ ou encore ‘’ce qui se passe ici à la Crief, ce n’est pas ce qui se passe par devant les autres juridictions’’, Lansana Soumah, président de la cour finira par rejeter les requêtes de la défense de Kassory et renvoyé l’affaire au 15 janvier prochain.
Une décision qui vient saper les plans de la défense de Dr. Kassory Fofana. Néanmoins, Me. Sidiki Bérété assure qu’ils vont la respecter ladite décision, même si ça sera au mépris de la situation actuelle de son client.
‘’Nous allons venir pour écouter comment ils vont tenir l’audience au mépris de l’arrêt d’évacuation sanitaire de Dr. Kassory, au mépris de son état de santé. Quelqu’un qui a l’idée qu’il ne peut pas se tenir debout. En tout cas, l’heure est grave pour la dignité’’, a-t-il déplor avant de laisser entendre que Kassory est victime de la séquestration désormais.
‘’Kassory est victime de l’humiliation. Kassory est victime du règlement de compte, comme tous les leaders de la République de Guinée, pour faire taire le peuple de Guinée contre sa légitimité et sa souveraineté. Mais la force reste à la loi. Et la dignité et la souveraineté de la République de Guinée n’appartient qu’au peuple de Guinée’’, assure-t-il.
Au cours de cette interview accordée aux journalistes juste après l’audience, l’avocat a au nom de son client, attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la situation de son client.
‘’Il est malade, il est mourant, on refuse le soin à un être humain, on veut le faire taire et le faire tuer à petit feu’’, a-t-il interpellé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
